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Le volume des recherches sur Google devrait stagner voire baisser ces prochaines années !

12/12/2008 Corentin Orsini

C’est moi qui l’affirme : ces prochaines années devraient voir baisser les requêtes sur le moteur. Pourquoi ? Simplement parce que je me rends compte que, moi-même, j’utilise beaucoup moins qu’avant le célèbre moteur de recherche. En fait, avec le temps, on se crée des habitudes sur le web, comme partout, on visite les mêmes sites qui sont dans nos favoris : le site de sa banque, un site météo, un site de programmes TV, quelques sites d’infos, un comparateur de prix, une agence en ligne, une plateforme d’avis d’utilisateurs, un lecteur de flux RSS et donc ses blogs préférés, grâce auxquels on trouve d’autres blogs à lire, etc, etc. Pour trouver un numéro de téléphone ou une adresse, Pagesjaunes.fr est parfait. Pour réserver un billet de théâtre pas cher, Billetreduc.com, pour le ciné, c’est Allociné, etc.

Alors, finalement, quand on est un utilisateur expérimenté du web, on n’ouvre que très peu Google ! Or, presque tout le monde va être amené ces prochaines années à utiliser de plus en plus le web et donc à devenir des utilisateurs avancés, qui auront leurs sites de prédilection, leurs blogs, leurs favoris, leurs petites habitudes en ligne, quoi !

Bien sûr, Google gère pléthore d’autre services (comme je l’évoquais il y a quelques jours), rémunérateurs ou non, qui assureront certainement son avenir. Mais la partie “recherche” va être amenée, à mon avis, à diminuer fortement. Bien sûr, elle existera toujours, puisqu’on aura toujours besoin de trouver un renseignement à partir de très peu d’infos, dans un domaine dont on n’a pas l’habitude, ou de trouver l’url exacte du site de telle ou telle société.

Mais pour trouver un blog intéressant, un nouveau service online innovant ou un hôtel répondant parfaitement à ses critères, Google n’est que très peu efficace : mieux vaut utiliser d’autres outils.

Ce que je dis ici va un peu à contre-courant des idées et des faits actuels (notamment de ce qu’évoque Sophie Gironi ici, au 4ème commentaire de l’article) mais je crois bien que ce sera une réalité ces prochaines années. Je peux me tromper, mais si l’on pouvait étudier le volume de recherche sur Google aujourd’hui et le comparer, proportionnellement à la population connectée, à celui de 2018, je pense que l’on pourrait être surpris !

P.S. : Le Search de Google sera peut-être “sauvé” grâce aux nouvelles fonctionnalités de recommandations populaires des résultats…

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  1. Matthieu V
    12/12/2008 à 17:41 | #1

    Article intéressant mais plusieurs remarques pour relativiser.
    1/ il faut rajouter “proportionnellement à la population d’internautes” qui s’accroit très rapidement et donc il va y avoir un effet volume important. L’idée est seulement évoquée à la fin de l’article.
    2/les gens sont fainéants (moi le premier) donc bien souvent au lieu de taper pages jaunes dans la barre d’adresse ils tapent dans le moteur de recherche directement (en plus maintenant y’a les suggestions c’est encore plus simple). J’ai plus les chiffres en tête mas je crois que 15% de l’audience de PCinpact vient de personnes qui ont tapé “pcinpact” dans google pour accéder au site (new parue il y a plusieurs mois, voire 1 an)
    3/Google intère de nouveaux services ok et justement accroit ses parts de marché en recherche puisqu’il les intègre directement dans ses pages de résultats (I.e maps et now horaires de cinéma, il suffit de taper cinéma dans google…)
    4/ Développement de l’internet mobile avec la 3G et les forfaits data; ça booste encore l’audience etc..

  2. Corentin-san
    12/12/2008 à 17:53 | #2

    1 – Exactement. C’est pour cela que je dis “stagner” : l’augmentation du nombre d’internautes pourrait être compensée par la baisse organique du volume de requêtes.
    2 – C’est ce que je note avec le lien vers le commentaire de Sophie Gironi. C’est en effet à prendre en compte mais c’est aussi à relativiser car Firefox ajoute automatiquement le .com et les www : on n’a plus besoin de les taper, donc on peut se servir de la barre d’adresses comme moteur de recherche. Je ne sais pas ce qu’il en est sur IE.
    3 – Certes, mais il s’agit alors d’une boucle infernale qui n’est pas profitable aux annonceurs utilisant les Adwords donc pas profitable à Google à terme : c’est le serpent qui se mord la queue :-)
    4 – Là, c’est clair qu’il y a qq chose à jouer… mais pas forcément sur le search pur, enfin du search oui, mais relié à la géolocalisation bien sûr, du search adapté, imbriqué dans Google Maps et autres.

  3. 12/12/2008 à 23:56 | #3

    Je suis du même avis que Mathieu, beaucoup de gens (et moi-même d’ailleurs) tapons souvent le nom du site dans google au lieu de le taper dans la barre d’adresse.
    Sinon, ton analyse est assez intéressante quand meme. A surveiller donc ;)

  4. tibo
    13/12/2008 à 14:11 | #4

    Je pense exactement le contraire que toi Corentin.
    Moi aussi je fais parti de ces gens qui, plutôt que taper une adresse ou d’aller dans leurs bookmarks, tapent directement le nom du site dans la barre google du navigateur.

    A tel point que je ne vais quasiment plus dans mes signets.

    L’homme est fainéant par nature…

  5. 19/12/2008 à 22:49 | #5

    Hey, on parle de moi, ici :)
    Franchement, je pense que les internautes continueront à Google-iser, notamment avec ce manque de distinction entre les champs URL et recherche des navigateurs… Ceux arrivés tardivement sur le media commence à avoir le reflexe Google plutot que le reflexe Pages Jaunes, notamment grâce aux Local Ads de plus en plus utilisées par les entreprises.
    La recherche évolue, mais je pense que le Géant saura se positionner pour accompagner, voire anticiper cette évolution. A suivre, donc :)

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