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Archives pour 06/2009

Un centre commercial réussi

Lorsqu’on visite d’autres pays (le Japon par exemple :-) ), on se rend compte à quel point les lieux de passage urbains peuvent être différents, selon qu’ils sont bien ou mal conçus. Les gares, par exemple, sont extrêmement bien pensées à Tokyo et ce sont pourtant, de loin, les plus grandes et celles qui voient le plus d’individus défiler chaque jour. La gare de Shinjuku voit passer chaque jour bien plus que la population entière de Paris, dans une propreté, une organisation et une efficacité incroyables. A l’inverse, les gares parisiennes sont dans leur ensemble très mal conçues (la faute, en partie, aux bâtiments historiques, mais pas que), les flux de voyageurs s’entrechoquant en de nombreux points, les éclairages et la faune ambiante ne donnant pas envie de s’y attarder, les bornes automatiques étant à peu près toujours en panne et fonctionnant très mal le reste du temps…

Les PassagesLes centres commerciaux sont aussi des lieux de passage importants et ils sont généralement plutôt ratés chez nous. Mais pas toujours. Celui de Boulogne-Billancourt, “les Passages”, est une réussite presque totale selon moi. Pourquoi ? D’abord, il est totalement intégré à la ville, construit en plein milieu d’un bel ensemble immobilier moderne. Ensuite, les toits sont entièrement en verre, ce qui donne une belle lumière naturelle partout. Le choix des magasins est plutôt judicieux, du milieu de gamme au presque haut de gamme et un supermarché de qualité, Inno, fait partie de l’ensemble. Il ne manque, à mon sens, qu’un ou deux bons restaurants, comme les Tokyoïtes savent bien le faire, pour garder les clients encore plus longtemps. Mais globalement, c’est vraiment très réussi et je ne connais pas de centre commercial équivalent à Paris. Je ne sais pas qui en est l’architecte, mais je lui dis bravo !

Seul bémol, les portes d’entrée, qui ne coulissent pas, mais s’ouvrent comme des portes de maison, vers l’extérieur, automatiquement. Bizarre…

Ah oui et puis une autre bizarrerie, chez Inno. Regardez ce panneau :-) :

inno

Quel directeur marketing laisserait passer cela ?

Le Japon et moi

Chute zenJ’ai posé le pied pour la première fois au Japon en juin 2003, pour 12 heures. J’étais en transit pour la Nouvelle-Zélande. Je ne m’étais jamais intéressé au Japon auparavant. J’ai erré dans les rues, un peu comme dans Lost in Translation, paumé, se sachant pas bien où aller. J’avais écrit, à l’époque, sur un petit carnet de voyage :

“Une organisation impressionnante ! Beaucoup de végétation, contrairement à ce que je pensais. Des constructions gigantesques, des autoroutes suspendues. On dirait un jeu vidéo, Sim City 2000. Les rues grouillent d’activité, les gens ont l’air gentils, dans le métro, c’est la cohue. Ils ont tous l’air de travailler très dur. Tout est très propre, nickel, pas de tags. Les lycéennes ont toutes le même uniforme et le même téléphone portable. On entend beaucoup de voix sortant de robots et autres machines dans les rues. Il y a des petits casinos étriqués un peu partout. Tokyo a l’air immense.”

Je ne me doutais pas une seconde que j’allais y revenir 2 à 3 fois par an à partir de l’année suivante ! Mon premier véritable voyage là-bas a duré 1 mois, en septembre 2004, pour rendre visite à mes parents fraichement installés. J’ai découvert Tokyo, Kyoto, Nikko, Hiroshima, la péninsule d’Izu et même l’île de Hokkaido. J’ai bien aimé le pays mais ne l’ai pas apprécié à sa juste valeur. Il m’a semblé un peu distant, je n’en ai pas perçu toutes les facettes.

J’y suis retourné en décembre 2004. J’ai continué à découvrir Tokyo, avec plus de plaisir. J’ai aussi été faire du ski à Hokkaido, dans une station très bien pensée, très appréciable, Rusutsu. Un an plus tard, en décembre 2005, j’ai fait à peu près le même voyage, avec un grand plaisir. Quelques mois plus tard, en mars 2006, j’y suis allé 3 semaines, avec Laure, pile au moment des cerisiers en fleurs. Et je crois que c’est à partir de ce voyage que je suis réellement tombé amoureux de ce pays. Depuis, j’y suis retourné 3 fois, toujours avec une grande hâte et j’ai toujours été agréablement surpris à nouveau.

J’ai appris à voir le beau au Japon. Car le beau n’est pas frappant, surtout à Tokyo, pour un Européen. Notre définition du beau n’a pas cours là-bas. Prenez un magnifique paysage côtier. Chez nous, il est préservé. Au Japon, ils ont plutôt tendance à bétonner le plus bel endroit, en construisant un hôtel assez moche ou une usine. Mais ce n’est pas grave. A Tokyo, les 3/4 des bâtiments sont affreux, gris, informes, tristes. Mais ce n’est pas grave.

Oubliez les vieilles pierres, les grandes vues dégagées, oubliez votre idée du confort et du luxe. Il faut aller au Japon l’esprit libre et, comme le dit parfaitement bien Pierre Barouh, “il faut passer de l’autre côté de la scène”. Il faut parler avec des Japonais bien sûr, mais aussi se glisser tant que possible dans leur mode de pensée et de vie. Là, vous découvrirez un “ailleurs” introuvable sur la planète. Vous verrez le beau dans un objet artisanal abouti, dans un immense building de verre et d’acier, vous apprécierez des boissons et des nourritures qui vous semblaient inintéressants jusque là.

Le Japon est le seul pays moderne et développé qui ne soit pas occidental (il y a peut-être aussi Singapour, mais ça n’a rien à voir). Le Japon est le pays où l’on vit le plus vieux. Le Japon est, proportionnellement, la première puissance économique mondiale, la deuxième si l’on ne tient pas compte de sa différence de population avec les États-Unis.

Et le fait est qu’il se dégage de ce pays et de cette ville un incroyable sentiment de bien-être, peut-être pas forcément perceptible lors du premier voyage. Tokyo est la zone urbaine la plus peuplée du monde, avec 35 millions d’habitants, plus de la moitié de la France. Paradoxe, elle est construite sur le pire endroit que l’on puisse imaginer pour la bâtir : au point d’intersection de 3 immenses plaques tectoniques, dont le chevauchement la menace en permanence. Paradoxe, la plupart de ses quartiers sont calmes, verdoyants, agréables à vivre. Paradoxe, il n’y a aucune délinquance. Paradoxe, tout fonctionne parfaitement bien et tout est d’une propreté impeccable.

Tous ces mystères nous intriguent, nous autres Européens et nous questionnent. C’est une ville et un pays fascinants. Mais ce n’est pas pour tout le monde. Ce n’est pas une destination facile. D’abord, c’est loin, ensuite ce n’est pas classique. Puis, les Japonais ne parlent pas Anglais ou très peu. Mais si vous franchissez ces barrières, le Japon vous émerveillera. Par son perfectionnisme, par sa modernité, par sa culture, par sa différence et par son unité. Et Tokyo vous envoûtera par sa créativité, son cycle perpétuel, son organisation, son esthétique chaotique si particulière.

La photo qui illustre ce billet est représentative du Japon, selon moi. C’est un paysage calme, plutôt petit, avec l’eau qui coule inexorablement, quelques rochers très solides, une végatation diverse et touffue et de la vapeur mystérieuse qui s’échappe de la scène, en haut. Les jardins japonais, de manière générale, sont un parfait concentré du pays (c’est d’ailleurs plus ou moins l’idée de base des jardins japonais).

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Les 5 types de sites éditoriaux qui se dessinent

Il n’y aura finalement pas de “modèle” de monétisation des sites éditoriaux et du contenu sur le Web, mais bien plusieurs types qui cohabiteront (et cohabitent déjà) :

1 – Le contenu totalement gratuit, financé exclusivement par la pub (CPM, CPC et autres), qui concerne uniquement les portails et sites à très gros trafic et surtout les N°1 de leur catégorie.
2 – Le contenu payant à haute valeur ajoutée, type newsletters B2B, le Monde Diplomatique, le Wall Street Journal…
3 – Le contenu accessible uniquement aux abonnés au magazine ou journal papier correspondant, qui concerne donc seulement les bi-média.
4 – Le contenu mi-gratuit, mi-payant, comme sur lesechos.fr : les news courantes sont gratuites, les analyses et articles de fond sont payants.
5 – Le contenu totalement gratuit sur les Blogs et les sites à petite et moyenne audience, financé par l’addition de plusieurs modes de rémunération : pub classique + billets sponsorisés + revente de contenu à des portails et agrégateurs + services payants + sponsoring de marques + rémunération indirecte via des activités connexes, découlant du site devenu vitrine : conférences, livres, conseil, piges…

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Conseils pour obtenir un bon score au Tage-Mage

Si vous êtes à la recherche de cours particuliers pour le Tage Mage, je peux vous en donner, à Paris et alentour, 30 euros de l’heure.

J’ai passé l’épreuve du Tage-Mage cette semaine et j’ai obtenu 480 / 600 ! Je suis très content de ce score, considéré comme très bon. Je me suis entrainé 3 mois à peu près au tiers-temps, ce qui fait 1 mois d’entrainement intensif. Si vous devez le passer prochainement, voici quelques conseils :

- Au lieu d’essayer d’exceller dans un domaine en négligeant les autres, efforcez-vous de vous entrainer sur toutes les épreuves. En fait, je crois qu’il est tout à fait faisable pour tout le monde de répondre juste à 10 QCM sur 15 dans chaque sous-épreuve (en sélectionnant les 10 QCM les plus faciles à chaque fois) : cela fait 2 minutes pour chaque QCM et vous permet d’atteindre un score d’environ 400 / 600.

- L’exception qui confirme la règle N°1, c’est l’épreuve de logique : en s’entrainant, il est possible d’avoir 100 % de bonnes réponses quasiment assurées. Pour cela, bien sûr, je vous recommande les livres de Franck Attelan, Les épreuves de logique et de mathématiques et QCM de logique. Avec ces deux stratégies, vous pouvez vous approcher de 435.

- L’épreuve de Conditions Minimales n’est vraiment pas compliquée, contrairement à ce que laissent supposer les statistiques. En fait, je vous conseille de vous entrainer à fond sur les maths (il m’a fallu 2 mois pour atteindre un bon score en maths, au début je ne dépassais jamais les 5 bonnes réponses sur 15) et de passer ENSUITE aux conditions minimales : vous verrez comme cela vous semblera facile ! Le niveau de complexité des problèmes de Conditions Minimales est en effet bien moins élevé que celui des problèmes de calcul.

- Un conseil que je tiens de Franck Attelan lui-même (au cours de son stage intensif de 2 jours : la prépa Aurlom) : repérez les énoncés les plus courts et résolvez ces QCM en priorité. Ce sont généralement les plus simples, en tout cas ceux qui ne nécessitent qu’un ou deux niveaux de réflexion maximum.

- Pour les épreuves verbales, j’avoue ne pas avoir trop de conseils à donner. Apprenez parfaitement vos participes passés (surtout ceux des verbes pronominaux et ceux suivis de l’infinitif), lisez la presse… Je trouve un peu dommage que certaines questions soient très discutables dans ces deux sous-épreuves (compréhension de texte et expression), lorsqu’il s’agit de choisir un synonyme par exemple et que deux des cinq réponses sont parfaitement acceptables, ou lorsqu’il faut reformuler un passage et que deux ou trois formes sont tout à fait correctes et équivalentes, mais bon… C’est toujours le même problème : les matières littéraires sont moins “exactes” que les sciences !

- Un dernier conseil : lorsque vous hésitez entre deux réponses, surtout ne répondez pas ! Ne risquez pas la perte de points… J’ai obtenu 480 en ne répondant qu’à 12 ou 13 questions dans chaque sous-épreuve (sauf la compréhension de texte, 15), dont j’étais parfaitement sûr. Laissez-les de côté et revenez-y à la fin, s’il vous reste un peu de temps.

Bonne chance !

Si vous êtes à la recherche de cours particuliers pour le Tage Mage, je peux vous en donner, à Paris et alentour, 30 euros de l’heure.

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Mini Green, J+13

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Le mail se meurt

CommunicationCes prochaines années, je pense que nous allons voir décliner, puis presque disparaitre le mail. Non, ne vous inquiétez pas, on ne va pas se remettre tous à écrire des lettres papier (quoique) :-) . Mais notre utilisation de la messagerie électronique va profondément se transformer (et est même en train). Le mail, c’est unidirectionnel, linéaire et lent. Et ceci, dans la société de demain, sera impossible.

Notre communication est et sera de plus en plus multi-directionnelle : il n’y a qu’à voir la manière dont nous communiquons sur les réseaux sociaux : tout est “public”, du moins au sein de notre communauté. Chacun peut interagir et il n’y a pas de “date de réception” : il y a une date de mise en ligne et plusieurs dates de réponses. Le message est ouvert et n’a pas de date de péremption, ce qui s’inscrit parfaitement dans le concept du Cloud Computing. En fait, on peut dire que Twitter est un peu en train de tuer le mail. Je ne dis pas que tout le monde remplacera le mail par Twitter, mais simplement que Twitter préfigure nos futurs moyens de communication : instantanés, “publics” (uniquement au sein d’une communauté), appelant plusieurs réponses et réactions, archivables automatiquement en ligne et bien sûr parfaitement accessibles depuis un mobile. Donc un mix du Push Mail, de Facebook et de Twitter…

Alors bien sûr, le mail perdurera pour les échanges confidentiels, professionnels, stratégiques. Mais il est clair qu’un nouveau mode de communication sur le Web va émerger et ce n’est pas Google qui me contredira, avec son Google Wave imminent !

Nouvel iPhone : “pas mal”, “enfin” et “hum…”

iPhone 3GSToutes les améliorations apportées à l’iPhone 3G (et à l’OS 2.0) pour le transformer en iPhone 3GS (et en OS 3.0) ne se valent pas.

Certaines sont vraiment appréciables :
- L’autonomie augmentée. Toujours utile, bien sûr, surtout qu’elle était plutôt faible en utilisation intensive (moins d’un jour).
- La boussole. Cela peut être pratique, en effet, pour ceux qui savent se repérer comme au bon vieux temps.
- La possibilité de rechercher un terme dans tout le téléphone avec Spotlight.
- La possibilité de télécharger des séries (et un jour des films on l’espère) directement depuis l’iPhone.
- La possibilité d’utiliser l’iPhone comme modem.

D’autres sont ENFIN là :
- L’appareil photo amélioré. Cela faisait longtemps que je disais que l’appareil photo était LE point négatif de l’iPhone. On a désormais droit à 3 mégapixels (ça reste trop faible), un auto-focus (c’était un minimum !) et un mode vidéo (enfin !). Mais où est le flash ? Le zoom ? …
- Le copier / coller… Sans commentaire !
- Les MMS : on pouvait les recevoir, mais pas les envoyer… une bêtise déormais réparée.
- Le dictaphone : bien, mais sera-t-il possible de l’utiliser aussi pour enregistrer une conversation ?
- La synchronisation des notes avec le Mac !
- Un VRAI Bluetooh…

D’autres sont discutables :
- La rapidité… Qu’est ce que cela veut dire ?, s’interroge Julien Guillot. A quoi cela va-t-il servir ? Ouvrir les application plus vite ? Pourquoi pas, mais attendons de voir.
- Le Voice Control : y a-t-il plus ringard que cette fonction, qui était présente sur l’un de mes tout premiers téléphones ? Qui utilise cela ?
- “Secouez pour mélanger” : c’est pas un peu copié sur Sony Ericsson ça ? :-)

Et d’autres se font toujours attendre :
- La possibilité d’accéder au plan / GPS à partir d’une adresse entrée dans un rendez-vous.
- La synchronisation des photos et chansons via MobileMe, pour ne plus jamais avoir à brancher l’iPhone à l’ordinateur, ou presque.

Enfin, en ce qui concerne la pub, heu… c’est pas Apple ça ! On dirait une obscure pub Microsoft, qui veut faire “cool” en faisant référence à un film sorti il y a plus de 10 ans. L’univers “secret” colle par contre bien à Apple, mais ce n’est pas sur cela qu’elle veut / doit communiquer… Pas d’inventivité dans cette pub, pas de décalage, pas de “think different”, pas de simplicité d’utilisation, juste une mise en avant d’une fonction que la plupart des Smartphones ont depuis belles lurette : la vidéo ! Mauvais point donc.

Je suis pour la licence globale pour la presse en ligne !

A l’image de la licence globale destinée à rémunérer les artistes piratés, Laurent Joffrin, de Libération, propose une licence globale pour la presse, donc quelques euros payés chaque mois à votre fournisseur d’accès à Internet, en plus des 30 dévolus à l’accès pur au réseau, pour financer les rédactions, les journaux, les magazines, bref, l’info en ligne.

Je trouve que c’est une bonne idée, même si les critiques de la licence globale première du nom s’appliquent aussi ici : ceux qui ne consultent pas la presse en ligne paieraient pour rien… Mais finalement, n’est ce pas le même système pour la télé ? Celui qui achète un téléviseur est -théoriquement- contraint à payer la redevance, même s’il ne regarde pas les chaines publiques…

Je le dis donc clairement : je suis pour une licence globale pour la presse en ligne. Voilà la source de revenus constante et importante dont ont besoin les médias web !

Lire la presse locale en voyage

Le journaliste et écrivain anglo-américain Bill Bryson le dit fort bien :

“Personnellement, je connais peu de choses aussi excitantes -en tout cas rien qu’on puisse faire dans un lieu public en buvant une tasse de café- que la lecture de la presse locale dans une région dont on ne sait pratiquement rien. Quel soulagement et quel confort de trouver une nation préoccupée de sujets n’ayant aucune conséquence sur votre propre vie ! J’adore lire ces histoires de scandales impliquant des ministres dont je n’ai jamais entendu parler, ces meurtres perpétrés dans des bourgades au nom poussiéreux, ces articles présentant des artistes et des écrivains dont la notoriété ne m’est pas parvenue mais dont on me garantit le talent.”

Voilà un point de vue que je partage totalement ! Je vous recommande la lecture de “Nos voisins du dessous“, dont est extrait ce passage. Je l’avais moi-même lu il y a quelques années mais je viens de le relire puisqu’il concerne l’Australie, un pays que je connais un peu maintenant, puisque c’était l’une des étapes de notre tour du monde.

Richard Descoings veut insister sur l’orientation et la maîtrise des langues

Suite à mon billet “éducation” d’il y a quelques jours, je reviens sur l’actualité : Richard Descoings a rendu son rapport sur la réforme du lycée. Il préconise un rééquilibrage des filières, une amélioration de l’information autour de l’orientation et un effort particulier sur l’enseignement des langues. Le député UMP Benoist Apparu a, lui, proposé un allègement des semaines, à 35 heures. Sur le papier, que de bonnes nouvelles donc. Attendons de voir si ces mesures seront effectivement appliquées…

Au passage, un extrait intéressant d’un article du Monde.fr :

“Michelle, 18 ans, Finlandaise, en première littéraire au Teil (Ardèche) : “Ce qui m’a le plus choquée, c’est le cloisonnement entre les filières. Les élèves restent toute l’année dans la même classe avec les mêmes professeurs. En Finlande, nous élaborons notre propre programme par Internet en fonction des études qu’on souhaite faire plus tard. Nous sommes obligés de tester pendant deux mois la physique et la chimie, mais si cela ne nous plaît pas, on peut abandonner ces matières. A la fin des trois années de lycée, il faut avoir validé 75 séries de cours de deux mois. Cette autonomie a l’avantage de mieux nous préparer à l’université, tandis que le système français paraît plus infantilisant.” ”

Un autre extrait, du Figaro cette fois, assez incroyable :

«Un lycéen a le choix entre près de 1.450 licences professionnelles, 109 BTS, 138 CAP ! C’est un casse-tête extraordinaire», dénonce Xavier Cornu, directeur délégué de la formation de la chambre de commerce et d’industrie de Paris. ”

Je reste convaincu que le lycée -et l’appareil éducatif français dans son ensemble- doit urgemment être réformé pour, en effet, donner plus d’importance aux langues, mais aussi à l’économie et qu’il faut mettre en place un véritable dispositif d’orientation clair, utile et obligatoire !