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Changez de banque pour Boursorama !

boursoramaCela fait deux ans et demi que je suis client de Boursorama Banque et aujourd’hui j’ai envie de partager mon expérience chez eux. Elle est, à tous points de vue, excellente. Voici pourquoi :

- D’abord, je ne paye rien. Rien de rien. 0. Nada. Ni ma carte bleue, ni mes comptes, ni mes chéquiers, ni mes virements internes et externes et encore moins, bien entendu, la consultation de mes comptes par Internet. J’ai dû économiser 150 euros par an uniquement sur ces détails depuis que je suis parti du Crédit Agricole.

- Ensuite, j’accède depuis n’importe quel ordinateur ou, encore mieux, depuis mon iPhone, à tous mes comptes. Je peux initier un virement à tout moment depuis mon iPhone ou mon Mac, très rapidement, vers le compte de n’importe qui, en toute sécurité, grâce à une carte qui comporte de nombreux codes dans une grille, dont l’un d’eux m’est demandé lorsque j’ajoute un bénéficiaire.

- J’achète en un clic des actions françaises, et en un coup de fil des titres américains.

- Les commissions sur les FCP sont extrêmement faibles (1 ou 2 %, la moitié ou le quart des commissions des autres banques pour les mêmes fonds, après vérifications) et parfois égales à 0 % ! Et le choix des fonds est l’un des plus larges qui existe en France.

- Tout est regroupé chez eux : mon compte courant, mon assurance-vie, mon livret, mon PEA, mon compte titres et mon compte FCP. Je peux jongler entre tout cela facilement et rapidement, via une interface d’une esthétique discutable mais qui a le mérite d’être très efficace.

- Tous mes relevés de compte sont en ligne et uniquement en ligne. Pas de paperasse inutile et en même temps j’y accède quand je veux. J’ai même accès à un graphique retraçant l’historique de mes dépenses et mes revenus dans l’année.

- Si j’ai vraiment besoin de parler à un conseiller, j’appelle un numéro non surtaxé, je patiente très peu et j’ai affaire à des gens très efficaces. Si j’y tiens vraiment, ou bien pour contracter un prêt, je prends rendez-vous dans l’agence physique de la banque, à Boulogne, sur les quais à côté de Neuf Cegetel et non loin de TF1.

- Lorsque je parraine un nouveau client, je reçois 60 euros ! Et lui, 30 euros. N’hésitez pas à m’écrire un mail avec vos coordonnées pour que je vous parraine.

Bref, autant vous dire que mon ancienne banque et celles de mes amis me semblent archaïques aujourd’hui. Boursorama est vraiment une banque moderne, adaptée à notre vie moderne. J’ai eu de bons échos également de Monabanq, mais en tout cas je vous recommande sans aucune hésitation Boursorama !

“Les performances passées ne présagent pas des performances futures”

Ce vieil adage financier, souvent couplé à celui qui dit que “les arbres ne montent pas au ciel”, doit en permanence être gardé en tête. Qui aurait cru, il y a 10 ans, que les Big Three et les grandes banques d’affaires seraient au bord de la faillite ? Que l’une des plus grosses entreprises des USA serait un site web ?

En janvier 2007, je me rappelle avoir lu dans le San Francisco Chronicles (version papier !) une interview-type, qui paraissait chaque semaine, en donnant la parole à un foyer à propos de son patrimoine. Cette semaine-ci, il s’agissait d’un couple de trentenaires, lui prof de tennis et elle cadre sup.

Ce couple d’Américains upper-middle semblait sûr de son coup : “nous prendrons notre retraite à 50 ans, soit dans une petite vingtaine d’années. Il suffit pour cela de continuer à agir comme nous le faisons : changer de maison tous les 4 ou 5 ans en faisant à chaque fois une plus-value et investir parallèlement sur les marchés boursiers, de manière à doubler notre capital tous les 3 ou 4 ans”.

Je me demande quelle est leur situation financière aujourd’hui ! A l’époque, un tel raisonnement ne semblait pas choquer plus que cela le conseiller financier en charge de la rubrique. Il avait simplement mis en garde le couple sur l’immobilier, les prévenant que les plus-values ne seraient plus ce qu’elles étaient. Je me souviens avoir été stupéfait par le voile qu’ils semblaient avoir devant les yeux ! Il est vrai qu’à l’époque, rares étaient ceux qui osaient dire haut et fort ce qui pourtant semblait clair : le marché immobilier était extrêmement sur-valorisé. On a vu ce que cela a donné par la suite…

Tout cela pour dire qu’une situation donnée peut être beaucoup plus précaire qu’il n’y parait. J’ai été impressionné, dans cette crise, par la vitesse de son impact sur certaines des entreprises les plus profitables et/ou prestigieuses du monde. Et notamment, bien entendu, sur les plus endettées, à l’image de la classe moyenne américaine… “Cash is King”, comme dirait l’autre !

L’affaire Madoff, par Amir Weitmann

Je viens de terminer “L’affaire Madoff“, d’Amir Weitmann et je vous en conseille la lecture. L’auteur a en fait donné la parole à une quinzaine de personnes, plus ou moins proches de Bernie, qui racontent leur rencontre et leur relation avec Madoff, ce “bon père de famille”, cet “investisseur à l’ancienne”, à la réussite incroyable.

Les anecdotes sont toutes intéressantes et peignent le portrait d’un homme aimé de tous, qui avait la confiance de tous. Le portrait d’un visionnaire aussi, à travers le témoignage d’un gestionnaire de fortune l’ayant rencontré pour la première fois le 11 septembre 2001 à 8h30 du matin, dans ses bureaux de Manhattan, lorsqu’il a décrit la situation avec froideur et précision alors que personne ne savait ce qui se passait ce matin-là.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, finalement, c’est que l’on ne parvient absolument pas à saisir la raison de cette gigantesque arnaque, cette pyramide de Ponzi. Madoff avait déjà fait fortune avec sa société de courtage (donc légalement), avant de lancer son faux Hedge Fund. Qu’est-ce qui l’a poussé à aller aussi loin ? Il dit avoir été entrainé dans une spirale en voulant cacher ses premières pertes, au début des années 90. Il est vraiment étonnant qu’un homme de sa trempe, ayant créé le Nasdaq et su amasser une telle fortune, n’ait pas pu s’arrêter à temps ! Serait-ce l’orgueil ? Pourtant, aucun des commentateurs du livre ne lui prête ce défaut… C’est à n’y rien comprendre.

En tout cas, c’est un livre intéressant sur un homme au parcours hors du commun et sur un milieu méconnu, vite écrit, vite lu, mais qui remplit bien sa mission : approfondir un peu le plus gros bluff de tous les temps, en nous faisant voyager de la Floride aux Hamptons en passant par la côte d’Azur et Gstaad.

A la fin, l’auteur évoque le système de retraites par répartition et pose la question de sa durée de vie, puisqu’il s’agit aussi d’une chaîne de Ponzi… et que toutes les chaînes de Ponzi finissent par s’écrouler un jour ou l’autre, faute d’une progression exponentielle et constante du nombre de nouveaux entrants !

Les conseils personnels de Jean-Pierre Gaillard

Jean-Pierre Gaillard, le célèbre Monsieur Bourse, était hier soir l’invité d’Yves Calvi sur France 5. L’émission, qui avait bien entendu pour thème la récession / crise, était passionnante, grâce à de très bons invités. L’incontournable Elie Cohen, mais aussi et surtout Jean-Marc Daniel, un économiste qui parle “d’économie de chicane” à propos des USA, ce que j’ai trouvé très fort !

En gros, selon lui, l’activité économique des USA est largement sur-estimée dans la pensée générale et surtout elle n’est pas vraiment créatrice de valeur. Il cite l’exemple des milliers d’avocats formés chaque année qui, pour “s’occuper”, vont recruter des clients devant les hôpitaux ou les écoles en annonçant qu’ils peuvent leur faire gagner beaucoup d’argent en attaquant des institutions. Puis il ose poser la question librement : “peut-on avoir une économie viable sans tissu industriel ?”, puisque les USA n’ont presque plus d’industries et sont une économie de l’immatériel, du transfert de services, etc.

Pour en revenir à notre Gaillard, il a conseillé d’acheter 5 titres français actuellement, les voici :

- Air France-KLM (qui est actuellement valorisé 1/3 de ses actifs !)
- Air Liquide
- Pages Jaunes (rendement de 14 % !)
- Lafarge
- Total

Je ne suis pas loin de penser qu’il a raison… (sauf peut-être pour Total, qui, sur le très long terme, est pour moi menacé)

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Meetic dégringole en bourse

Il y a quelques jours, je conseillais d’acheter, entre autres titres, Meetic (Meet), qui me semblait bon marché. Il se trouve que l’action a perdu 20 % au cours de la seule journée d’hier, après publication de chiffres jugés décevants par les analystes.

Pourtant, le CA progresse de 18 % par rapport au premier semestre 2007 (16 % en organique), ce qui n’est pas franchement mauvais. Certes, c’est moins que ces dernières années, mais cela reste fortement positif. Et la diversification des revenus, grâce au portail féminin Vioo, devrait être source de hausse du titre ces prochains mois/années.

Les analystes n’ont semble-t-il pas apprécié le surinvestissement publicitaire de ce début d’année. Mais ils ont tendance à oublier que celui-ci a fait augmenter le nombre d’abonnés de 13 % en quelques mois.

En bref, à 12,50 euros, Meet me semble plus que jamais une belle opportunité… Et pour ceux qui, comme moi, ont acheté vers 17 euros, patience !

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Quelques conseils boursiers en ces temps de marasme

Les marchés financiers ont perdu 20 ou 30 % en moyenne depuis l’été dernier. Certaines -petites- valeurs en ont même perdu 50 ou 60 ! Parmi elles, des sociétés qui dégagent de beaux bénéfices et qui possèdent un potentiel de croissance important, deviennent donc des opportunités d’investissement extrêmement intéressantes en ce moment. En voici quelques-une que vous pouvez acheter les yeux fermés :

- Meetic (le titre a perdu près de 60 % en un an, malgré une croissance du CA de 26 % cette année, le lancement de Meetic Affinity récemment et la diversification des revenus à prévoir avec le lancement de Vioo, un portail féminin)

- Vinci (le titre a perdu plus de 40 % en un an, ce qui donne aujourd’hui un PER de 10 : la valeur n’est vraiment pas chère. Bon investissement de long terme)

- Seloger.com (le titre a presque été divisé par 4 en quelques mois dans des contextes immobilier et financier difficiles : aujourd’hui le PER est de 10, ce qui est donné pour le secteur internet. Belles perspectives de croissance à venir, avec le passage inéluctable du papier au web des annonces immobilières. Attendre peut-être quelques mois, que le titre perde encore plus. Bizarrement, aujourd’hui, l’action s’envole de 20 % sans raison particulière.)

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En bien ou en mal, du moment qu’on en parle !

Je discutais ce matin avec mon banquier (Société Générale) des conséquences de l’affaire Kerviel sur leur clientèle. Figurez-vous qu’ils ont gagné des clients depuis cette affaire !

Chose assez hallucinante mais logique d’un autre côté et ce pour plusieurs raisons. D’abord, la banque a survécu à 7 milliards de pertes (5 de Kerviel et 2 des Subprimes) et dégage toujours du bénéf malgré cela, ce qui peut rassurer les gros clients sur la solidité des reins de la SocGen. Ensuite, l’affaire a fait grand bruit, la presse a donc beaucoup parlé de la Société Générale et même si c’est “en mal”, sa sur-médiatisation lui est quelque peu bénéfique !

C’est une chose que j’ai pu remarquer de très nombreuses fois dans le milieu dans lequel j’évolue (la presse) : parler, en bien ou en mal, d’un produit ou d’une société, est presque toujours bénéfique à ce produit ou cette société ! A tel point que certaines publications, submergées par une quantité astronomique d’informations, décident tout simplement de ne pas parler d’un produit qu’elles jugent médiocre ou mauvais plutôt que d’en parler en mal…

Drôle d’époque :-)