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Un gouvernement mondial issu des ONG

Selon Attali,

“Comme la crise des tulipes a pu, en 1637, ouvrir la voie à 150 ans d’une formidable croissance des provinces-unies, la crise des subprimes, première véritable crise de la mondialisation, pourrait accélérer considérablement la prise de conscience de la nécessité de mettre en place, un jour, un égal accès au savoir, une demande mondiale stable, un salaire mondial minimal, une socialisation de l’essentiel des fonctions monétaires, instruments de la souveraineté, un état de droit mondial, prélude, à terme, à un gouvernement mondial“.

Si cette prédiction devait se réaliser, on pourrait dire, après coup, que la crise a été bénéfique !

A l’instar de la hausse du prix du pétrole qui nous oblige à développer des énergies vertes, la crise pourrait bien nous obliger à plus de contrôle, de transparence et d’équité au niveau mondial, rendus possibles, en effet, par un gouvernement mondial.

A mon avis, pour qu’un tel gouvernement mondial soit efficace, il devrait être principalement issu du monde des ONG, qui recèle des talents largement sous-exploités. Imaginez un gouvernement mondial indépendant du monde politique classique, composé presque uniquement d’acteurs du monde de la micro-finance, des associations environnementales, de quelques secteurs économiques-clés de demain, etc.

Voilà une bonne piste pour un tel organe mondial de décision, de conseil et d’aide au développement.

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“Les performances passées ne présagent pas des performances futures”

25/05/2009 Corentin Orsini Comments off

Ce vieil adage financier, souvent couplé à celui qui dit que “les arbres ne montent pas au ciel”, doit en permanence être gardé en tête. Qui aurait cru, il y a 10 ans, que les Big Three et les grandes banques d’affaires seraient au bord de la faillite ? Que l’une des plus grosses entreprises des USA serait un site web ?

En janvier 2007, je me rappelle avoir lu dans le San Francisco Chronicles (version papier !) une interview-type, qui paraissait chaque semaine, en donnant la parole à un foyer à propos de son patrimoine. Cette semaine-ci, il s’agissait d’un couple de trentenaires, lui prof de tennis et elle cadre sup.

Ce couple d’Américains upper-middle semblait sûr de son coup : “nous prendrons notre retraite à 50 ans, soit dans une petite vingtaine d’années. Il suffit pour cela de continuer à agir comme nous le faisons : changer de maison tous les 4 ou 5 ans en faisant à chaque fois une plus-value et investir parallèlement sur les marchés boursiers, de manière à doubler notre capital tous les 3 ou 4 ans”.

Je me demande quelle est leur situation financière aujourd’hui ! A l’époque, un tel raisonnement ne semblait pas choquer plus que cela le conseiller financier en charge de la rubrique. Il avait simplement mis en garde le couple sur l’immobilier, les prévenant que les plus-values ne seraient plus ce qu’elles étaient. Je me souviens avoir été stupéfait par le voile qu’ils semblaient avoir devant les yeux ! Il est vrai qu’à l’époque, rares étaient ceux qui osaient dire haut et fort ce qui pourtant semblait clair : le marché immobilier était extrêmement sur-valorisé. On a vu ce que cela a donné par la suite…

Tout cela pour dire qu’une situation donnée peut être beaucoup plus précaire qu’il n’y parait. J’ai été impressionné, dans cette crise, par la vitesse de son impact sur certaines des entreprises les plus profitables et/ou prestigieuses du monde. Et notamment, bien entendu, sur les plus endettées, à l’image de la classe moyenne américaine… “Cash is King”, comme dirait l’autre !