De nombreuses choses de la vie sont selon moi liées au concept de valeur ajoutée. Il faut à mon avis toujours garder à l’esprit, quoiqu’on fasse, que la concurrence est rude et qu’il faut sortir du lot.
C’est valable lorsqu’on postule à une offre de travail : le CV doit comporter les “basiques” (études, expérience pro) mais aussi des éléments de différenciation : une passion pour une langue/civilisation originale, des expériences pro diverses et variées, éloignées du cœur de métier auquel vous postulez pour montrer votre ouverture, etc.
Même chose pour une création d’entreprise : lancer un produit ou un service innovant totalement ou en partie sera toujours plus prometteur et réalisant que copier un succès existant. Pour prendre un exemple que je connais bien, Apple, avec son iPhone, a su révolutionner l’interface et ridiculiser ses concurrents de manière hallucinante sur ce point là.
De la même manière, un hôtel ou un restaurant établi dans une zone touristique devra obligatoirement amener quelque chose de mieux, de différent, en termes de services ou d’équipement, pour perdurer. Combien de restaurants ou de cafés ferment après quelques mois seulement d’existence, tout simplement parce qu’ils n’ont pas réussi à créer une atmosphère attirante, contrairement à leurs dizaines de voisins ?
Si vous avez des projets, des rêves, des ambitions, posez-vous la question : qu’est-ce que j’apporte de plus / de mieux que les autres ? Si la liste -objective- est longue, foncez ! Sinon…
Yahoo a quelque peu annoncé sa défaite sur le marché de la pub en ligne, en autorisant Google à placer ses AdSense (publicités ciblées) sur ses pages de résultat ! C’est un constat d’échec de la part de Yahoo et c’est un immense rapprochement entre deux géants du web. Du coup, la justice américaine se met en branle et étudie l’affaire pour déterminer si Google se retrouve en situation de monopole…
C’est l’un des paradoxes du libéralisme américain : le but, pour chaque entreprise, est de grandir, de gagner des parts de marché, d’écraser ses concurrents, etc, mais lorsque le bout du chemin est en vue, c’est à dire une situation de monopole ou quasi-monopole, rien ne va plus et il faut rendre des comptes, démanteler une partie de l’entreprise et/ou payer de très grosses amendes -voir les affaires Microsoft. C’est comme si, lors d’un 100 mètres, il fallait courir à fond les 90 premiers mètres puis ralentir pour ne surtout pas franchir la ligne d’arrivée ! Tout cela va à l’encontre d’un pur esprit libéral, me semble-t-il, qui serait plutôt de laisser faire le marché. Certes, les fondements des théories libérales s’appuient entre autres sur “la libre concurrence, pure et parfaite” et c’est l’établissement de cette concurrence qui est recherchée par Washington avec ses lois anti-trusts. Mais l’Etat est ici clairement interventionniste !
Si maintenant les Américains aident les “petits” contre les méchants de la World Company et que les Cubains instaurent des salaires indexés sur la productivité, je n’y comprends plus rien
.
Le Monde rapporte que Cuba est en train de mettre fin à l’égalitarisme salarial, l’un des piliers du communisme ! Qui l’eut cru ?
Je pense que c’est une très bonne chose, qui boostera l’économie cubaine, car jusqu’à présent, les Cubains n’avaient aucun avantage financier à faire de longues études ou à faire correctement leur boulot… Cela ne devait pas entraîner beaucoup de dynamisme ni d’esprit entrepreneur -quoique, pour les activités au noir
.
A quelques heures de la Keynote de Steve Jobs, il me vient une question : quelle autre marque au monde est capable de générer autant de buzz ? Francis Pisani parle de 8500 billets de blog écrits à propos de l’iPhone ces 7 derniers jours, CrunchGear publie des photos de ce qui pourrait être le nouvel iPhone 2, les sites spécialisés Macrumors, Appleinsider, Macgeneration, Macbidouille, etc, y vont tous de leurs rumeurs chaque semaine à propos de nouveau matériel from Apple… Il est assez incroyable d’assister à tout ce cirque à chaque fois qu’une Keynote approche, de voir défiler les rumeurs les plus folles, les photos les plus insensées et les réflexions les plus étranges.
Bien sûr, une partie de tout cela est orchestrée par la Pomme elle-même, en cultivant le secret permanent, elle alimente les imaginations les plus folles, mais tout de même, tout ce remue-ménage autour de cette entreprise et surtout de ses hypothétiques produits, qui dure depuis une dizaine d’années est tout simplement bluffant ! Combien de milliards de dollars de pub économisés en ne communiquant tout simplement pas ? Là où les autres dépensent des millions en pub ET en communication, pour un résultat 100 fois moindre
! C’est bien là tout le paradoxe de la situation et c’en est vraiment très drôle !
Allez, plus que quelques heures
En allant chercher ma plaquette mensuelle de Clarityne dans une pharmacie, je présente deux ordonnances : l’une pour du Clarityne, l’autre pour de l’Aerius, nouveau médicament éventuellement meilleur pour lutter contre mes allergies selon mon médecin. Il me fallait donc les deux, pour essayer l’Aerius et éventuellement revenir au Clarityne si besoin. Eh bien, pas moyen d’obtenir les deux, car selon la pharmacienne, je n’avais besoin que de l’Aerius ! Ce comportement est symptomatique (:-)) des pharmaciens français, qui, certes, font leur boulot à fond, mais exagèrent quand même un peu parfois. Le Clarytine est en vente libre dans les supermarchés aux USA, pourquoi chez nous est-il si “difficile” d’en obtenir ? Pourquoi tant de verrouillages ? Concernant les médicaments qui peuvent être utilisés comme drogues, je comprends que la prudence soit de mise. Mais pour un anti-histaminique ? Un peu plus de souplesse -et de concurrence- dans la distribtion des médicaments serait bienvenue…
Hier, j’ai acheté de nouvelles lunettes, ma vue ayant baissé depuis quelque temps. L’expérience mérite d’être racontée tant elle est différente au Japon. J’étais dans une station de métro de Tokyo, je vois un modèle de lunettes qui me plait dans le corner d’un opticien, je l’essaye et je demande au vendeur s’il peut les adapter à ma vue. Aussitôt, il me fait asseoir et examine ma vue (je suis myope) avec une série de tests. Il me propose des verres correcteurs qui me conviennent, tout est ok. Je paye une somme ridicule (35 euros) et 20 minutes plus tard, je récupère mes lunettes à ma vue, de très bonne qualité, avec un étui en plus !
Ceux qui portent des lunettes parmi vous pourront faire la comparaison : chez nous, la même opération revient à prendre rendez-vous chez l’ophtalmo plusieurs jours à l’avance, à payer 60 euros pour s’entendre dire que notre vue a un peu baissé depuis la dernière fois puis à se rendre chez un opticien pour acheter des lunettes à prix d’or (minimum 150 euros pour des modèles basiques sans marque) qui ne vous seront livrées que plusieurs jours plus tard (sauf chez Grand Optical)…
La différence est si énorme en termes de temps et d’argent que c’est tout simplement incroyable. Vivement que des secteurs comme celui-ci soient libéralisés en France pour le bien du client. On est en plein dans ce que Attali préconise concernant les “rentes de situation” : les pharmacies ou les opticiens sont des métiers trop réglementés chez nous, il faut ouvrir le marché à la concurrence, rendre possible les investissements d’entreprises dans les pharmacies et autres pour faire baisser les prix. Et pourquoi doit-on aller payer un ophtalmo une fortune pour une chose aussi banale qu’une myopie ?
Commentaires récents