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Articles taggués ‘innovation’

FourSquare : le nouveau Twitter ?

J’utilise depuis quelques semaines FourSquare sur iPhone, un service au concept presque aussi simple que Twitter, avec de la géo-localisation en plus. Il s’agit de s’enregistrer en 2 clics, où que l’on soit, à l’extérieur de chez soi. Je m’explique : vous arrivez dans un restaurant, vous lancez l’appli FourSquare sur l’iPhone et vous choisissez dans la liste de lieux qui vous est proposée celui qui correspond au lieu où vous vous trouvez (si il existe, sinon vous l’ajoutez manuellement).

Quel intérêt ? A priori aucun, à part celui de dire à votre réseau où vous vous trouvez en live, et ceci exportable instantanément vers Twitter et Facebook bien sûr. Mais en fait, tout comme Twitter l’a fait, FourSquare est un service qui ne paye pas de mine mais pourrait bien décoller ces prochaines années. En fait, l’intérêt, c’est de mêler cette fonctionnalité de géolocalisation avec celle des recommandations de lieux, classique sur le Web, et celle de réseau social mobile.

Ce qui donne ceci : vous vous signalez dans un magasin ou à une adresse quelconque dans Paris sur FourSquare et celui-ci vous affiche les conseils de vos amis concernant les établissements à la ronde. C’est ce qui m’est arrivé plusieurs fois ces derniers temps. Je m’enregistre dans un endroit et hop, un message apparaît me disant que Charles recommande tel restaurant à côté de là où je me trouve. La recommandation est alors doublement pertinente : elle est localisée à côté de là où je me trouve et elle émane de quelqu’un de confiance !

Et bien sûr, côté monétisation, FourSquare pourra compter sur le Marketing géo-localisé, donc ultra-ciblé et pertinent…

Vive le financement participatif !

Grâce au Web, la mise en relation des capitaux et des idées devient plus facile. On l’a vu avec My Major Company, qu’on ne présente plus, mais le phénomène s’étend à de nombreux secteurs :

- Les levées de fonds pour les PME : Wiseed.fr

- Les films : Peopleforcinema.com

- Et même les médias ! : Spot.us

C’est là que le Web participatif prend toute son ampleur !

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Easy order chez Mc Do

img_0264Le week-end dernier, passage éclair chez Mc Do (Bd de Grenelle dans le 15è) et bonne surprise côté innovation service : quelques bornes tactiles ont été installées en salle. 13 heures, un samedi, un monde fou aux caisses et des bornes quasi-libres.

Excellente expérience utilisateur grâce à un écran tactile assez sensible (contrairement aux bornes catastrophiques de la SNCF par exemple) et à une interface d’une clarté et d’une efficacité redoutables. Les hamburgers sont dessinés, on les reconnaît immédiatement, hop, un Big Mac, un Sundae, c’est fini, je paye avec ma CB. Temps de l’opération : 20 secondes.

Bon, c’est après que ça pêche : un ticket est imprimé (papier gâché), avec un numéro écrit en gros et on attend qu’un caissier nous appelle avec ce numéro. Pas terrible quand on connaît le brouhaha d’un Mc Do le samedi midi. On aurait peut-être préféré un afficheur numérique pour le numéro et une zone d’attente bien délimitée. Mais bon, un premier pas est fait et l’Easy Order est vraiment easy…

Est-ce que c’est un concept qui va s’étendre à tous les Mc Do, est-ce que c’est efficace pour réduire l’attente du consommateur et optimiser le flux de clients et les pics de demande, je n’en sais rien mais en tout cas l’expérience est bonne. A creuser donc.

(désolé pour la photo :-s)

Le permis de conduire -beaucoup- moins cher !

La société LocaPermis innove dans le business de l’auto-école. Elle propose la location de véhicules à double commandes pour 5 euros de l’heure + 37 centimes / km.

Ainsi, le candidat au permis peut se faire former par un ami qui possède le permis depuis plus de 5 ans et passer l’examen en candidat libre. L’économie est importante, puisqu’une heure de leçon en auto-école coûte 5 à 10 fois plus cher…

Pour l’instant, c’est uniquement dans le Nord de la France…

Le Japon premier pays innovateur

07/05/2009 Corentin Orsini Comments off

Le Japon compte, de 2004 à 2008, plus d’un brevet déposé par habitant : 1,2 million pour 1 million d’habitants plus précisément…

L’archipel reste donc le pays “le plus innovant”, loin devant ses concurrents asiatiques par exemple. Et il reste bien entendu la deuxième puissance économique du monde, derrière les Etats-Unis, même s’il est en fait largement premier proportionnellement (si l’on exclut les “faux pays” comme Monaco).

Les Japonais sont donc, sur le papier, plutôt bien préparés à la nouvelle nouvelle économie et semblent même prêts à faire face au vieillissement de leur population, en inventant sans cesse de nouveaux robots capables de bien des choses…

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Daimler : Mobizen + Vélib en mieux !

Comme je le raconte ici, je ne possède pas de voiture. J’utilise l’auto-partage, avec Mobizen. C’est un service génial mais il y a une contrainte : celle de ramener la voiture au point de départ, dans le parking où on la prend.

L’initiative de Daimler, en Allemagne, est encore plus intéressante, puisque les clients peuvent utiliser des Smart et les laisser ensuite n’importe où ou presque dans la rue. Ainsi, vous ne payez que le trajet pur. Daimler a l’intention de développer cette offre dans plusieurs grandes villes dans le monde, comme le rapporte Capital.

Viamétiers.fr pour changer de vie !

J’ai récemment écrit un article dans le supplément de Libération, Next, à propos de VocationVacations, un service américain qui permet de tester le job de ses rêves pendant quelques jours, chez un “professionnel de la profession” sélectionné par le site.

Figurez-vous que le même service existe en France depuis peu : Viametiers.fr, lancé par Marc Gesbert. Même principe que le site américain sauf qu’il a eu la bonne idée de rendre le financement posible via le DIF (Droit Individuel à la Formation), auquel les salariés français ont droit !

En ces temps de crise, où les Français qui perdent leur job sont de plus en plus nombreux, ce service peut être une excellente occasion de rebondir ! Bonne chance à Marc en tout cas !

Verture, le Taxi écolo-chic

Voilà un service utile, bien ciblé et, je l’espère, bien réalisé. Dans une ville (Paris) où trouver un simple taxi relève de l’exploit -je ferai bientôt un post sur les taxis à Tokyo :-) - et où trouver un taxi efficace et aimable est quasi impossible, Verture a certainement trouvé le positionnement idéal.

Jugez plutôt : une flotte de Toyota Prius, la plus célèbre des voitures hybrides japonaises, est prête à vous emmener à Roissy, à Orly, à la gare ou autre part, pour un prix seulement légèrement supérieur à celui d’un taxi classique. Or, les avantages sont nombreux :

- pollution moindre grâce au moteur hybride,
- compensation des émissions de CO2 auprès de Climat Mundi,
- intérieur cuir, écran plat avec TNT et DVD, prise iPod, presse,
- charte de qualité, courtoisie et discrétion pour les chauffeurs

Les prix sont fixes : 55 euros pour Paris-Roissy, 40 pour Orly, 25 Paris-Paris, 45 euros/heure et 300 euros à la journée. La différence est donc faible par rapport aux tarifs des taxis, pour un gain de confort et d’émission de CO2 vraiment intéressant !

Vous aurez droit au récit de l’utilisation du service dans quelques semaines, comme je l’avais fait avec Mobizen, la location de voitures à l’heure.

Seul regret a priori : pas de réservation possible sur le web pour l’instant…

Quel est le rapport à l’innovation des habitants des nouveaux pays émergents ?

C’est l’une des questions à laquelle les analystes de Risc International ont tenté de répondre avec une étude sur les consommateurs des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Voici ce que cela donne :

Copyright Risc International

Avec 5 catégories de consommateurs donc :

1- New elite : la nouvelle élite, qui représente 9 % des consommateurs des BRIC, est composée de jeunes, éduqués, fortunés et nomades. Grands consommateurs de médias, ce sont eux qui importent les modes et les tendances dans leur pays d’origine.

2 – Selective adopters : ces adopteurs sélectifs sont en majorité des femmes, ils et elles représentent 8 % des consommateurs des BRIC. Ils sont attachés à leur famille, aiment partager leurs expériences avec autrui, sont informés et aiment consommer de manière raisonnée, sélective.

3 – Eager followers : ces suiveurs enthousiastes comptent pour 9 % des consommateurs des BRIC mais on les trouve surtout en Inde. Jeunes, confiants dans le futur, ils sont spontanés et prêts à tenter de nouvelles expériences tout en laissant une grande place à leurs valeurs traditionnelles. Ils sont facilement influençables par les médias et leurs pairs. Leur appétit de consommation est limité par leur pouvoir d’achat ou leur poids dans les décisions d’achat.

4 – Connectors : les connecteurs, ce sont 21 % des consommateurs des BRIC. Ils sont connectés au web, qu’ils utilisent pleinement, pour consommer et partager. Ils sont présent dans toutes les couches de la population.

5 – Unrealized potential : 53 % du marché. Leur niveau de consommation fluctue avec l’économie. Ils ne font pas totalement partie de la nouvelle classe moyenne. C’est un vivier important de consommateurs futurs.

On voit bien, sur ce graphique, l’aspiration des 3 groupes intermédiaires à appartenir à la nouvelle élite. Il est intéressant pour les entreprises de noter que, pour atteindre une catégorie de consommateurs dans les BRIC, il faut en fait s’adresser à celle du dessus, qui va en fait influer sur le comportement de celle du dessous !

Les excellents Web-reportages fleurissent

Les possibilités du web commencent enfin à être exploitées à fond par les médias, grâce à ces nouveaux concepts de web-reportages, des immersions interactives dans de grandes enquêtes d’actualité. Le Monde a mis aujourd’hui en ligne un Voyage au bout du charbon qui n’a rien à voir avec Bienvenue chez les Ch’tis puisqu’il s’agit d’une enquête sur les conditions de vie des mineurs chinois.

C’est un peu le concept du “livre dont vous êtes le héros” appliqué au reportage mutimédia. Vous incarnez un journaliste et vous décidez d’aller interroger telle ou telle personne, de prendre le train pour une région particulière ou une autre, etc. L’ambiance est retranscrite grâce à des photos, des vidéos et surtout des sons, captés sur place.

Ce n’est pas la première expérience de ce genre. Geo Magazine avait également mis en ligne cet été un web-reportage intitulé la Nouvelle-Orléans, 3 ans après Katrina, dont la réalisation est particulièrement soignée, même s’il n’offre pas le degré d’interaction du Voyage au bout du charbon.

Il y a aussi Gaza / Sderot, proposé par Arte, magnifique reportage vidéo sur le conflit israelo-palestinien centré sur Gaza et Sderot.

Ce nouveau genre de reportage innovant, esthétique et intéressant est une très bonne chose. Cependant, y a-t-il moyen de monétiser ce genre de production et de quelle manière ? On imagine mal des bandeaux Google affreux ni même des coupures de pubs vidéo. Alors quid ? Faut-il que cela reste des initiatives ponctuelles et subventionnées par des organismes publics ? En tout cas, on imagine bien le concept décliné sur des secteurs plus attractifs pour les annonceurs, comme le tourisme, le luxe, l’alimentaire…