Tokyo est la ville la plus hétérogène, architecturalement parlant, que je connaisse. Dans une même rue, vous pouvez trouver une maison traditionnelle en bois, un building de verre et d’acier, une imitation de maison normande et un délire de riche excentrique ou d’architecte. C’est étonnant au premier abord pour un Européen mais c’est l’une des facettes de cette ville que j’adore. Paris est magnifique mais son homogénéité architecturale est parfois lassante. J’ai regroupé ici quelques photos de constructions “typiquement” tokyoïtes.
J’ai déjà parlé ici des habitudes des Japonais en matière de bagages. Une autre particularité sur ce même sujet existe au Japon, une idée toute bête mais pleine de bon sens : le contrôle des bagages lorsque vous sortez de la salle des tapis roulants, à l’arrivée.
Il s’agit tout simplement de quelques employés qui vérifient que le bagage que vous emportez est bien le vôtre, grâce à un contrôle rapide du numéro inscrit sur le reçu bagages et sur la valise elle-même. C’est bête, mais je ne connais pas d’autres pays où cela se passe comme ça (il y en a peut-être). Cela évite les désagréments en cas de méprise sur un bagage ou de tentative de vol.
Les aéroports japonais sont en fait assez particuliers, certains sont de véritables centres commerciaux, à l’instar des gares de Tokyo, hauts lieux de Shopping !
Cette petite vidéo de l’aéroport de Sapporo vous donnera un bref aperçu de ce que cela peut être :
Au Japon, il n’ a pas que des Sushis, (très) loin de là. L’un de mes plats préférés s’appelle le Tonkatsu : il s’agit de morceaux de filet de porc panés accompagnés d’une sauce particulière, quelque peu sucrée et au Sésame et de fines lamelles de chou blanc au Yuzu (citron japonais). C’est réellement délicieux et vous en mangerez d’excellents à Tokyo dans l’un des établissements de la chaîne Katsu- Kura (il y en a notamment un au 14ème étage du Takeshiyama de Shinjuku). On en trouve aussi à Paris, chez Takara, rue Moliere. Même s’ils ne sont pas aussi bons, allez-y pour goûter !
Connaissez-vous cette langue étrange qu’est le Franponais ? Il s’agit en fait du nom donné aux inscriptions en mauvais Français que l’on trouve dans les boutiques et restaurants au Japon. C’est souvent très drôle car cela ne veut strictement rien dire en Français mais les Japonais trouvent ces lettres et ces mots très chics et n’hésitent pas à en disséminer partout ! Il existe plusieurs sites et blogs consacrés au Franponais, comme celui-ci ou encore celui-là. J’ai moi-même créé le groupe “Le Franponais” ce week-end sur Flickr !
Vendredi, j’ai circulé avec le Piaggio MP3, le scooter à trois roues (deux devant). Je n’ai pas été emballé plus que cela. Le démarrage est loin d’être rapide et l’on se retrouve à avancer à la même vitesse que les voitures que l’on vient de doubler… La faute au poids de l’engin (200 kg). La place pour les jambes est, elle, très limitée, même pour un “petit” comme moi, alors j’imagine mal quelqu’un de plus d’un mètre 80 dessus… La faute aux deux roues de devant, qui empêchent d’étendre les jambes de chaque côté de la roue comme sur les autres scooters. Néanmoins, le confort est plutôt très bon, on ne sent presque plus les pavés et ça c’est assez bluffant ! Autre point important : la sécurité. C’est à mon avis le gros (et unique) avantage du MP3. Il semble quasi impossible de coucher ce scooter et plusieurs cas de figure sont bien mieux abordés en MP3 qu’avec un scooter classique : les bandes blanches en pointillé, les nids de poule et autres déformation de la chaussée… Dernier point un peu gadget mais finalement assez agréable à l’usage : le blocage des roues à l’arrêt, pour éviter de poser le pied à terre au feu !
Mais je reste fidèle aux marques japonaises (Honda et Yamaha), qui ne m’ont jamais fait faux bond, même en plein hiver. J’hésite d’ailleurs à remplacer mon Yamaha Majesty par un Honda S-Wing, qui est quand même un très beau scooter, confortable et sécurisant…
S’il y a une chose à améliorer dans les supermarchés français, c’est bien les caisses. Au-delà de l’impolitesse générale des caissières (à Paris surtout), je pense à l’endroit où l’on emballe ses courses dans les sacs plastiques. Il est souvent minuscule, en bout de caisse et vous devez vous dépêcher d’emballer vos produits avant que le client suivant n’arrive. C’est souvent impossible et cela crée des problèmes.
A Tokyo, la plupart des supermarchés possèdent des espaces, à quelques pas des caisses, dans lesquels sont disposés des dessertes pour emballer les produits achetés en prenant son temps et sans gêner les autres clients. En fait, les caissières transvasent les produits achetés d’un cabas de plastique à un autre et vous allez emballer vos produits dans les sacs plastiques un peu plus loin. N’est-ce pas une très bonne idée à adapter chez nous ?
Hier après-midi, en me baladant au Bon Marché, je me suis rendu compte que pour obtenir le même niveau de prestations en France qu’au Japon, il faut se rendre dans des magasins de luxe. Alors que là-bas, vous trouvez le niveau de service, de propreté et de prévenance d’un lieu comme le Bon Marché à chaque coin de rue et même dans les gares (cette photo est prise dans le métro) !
C’est assez frappant et c’est dommage qu’il en soit ainsi chez nous car seule une certaine catégorie de la population a accès à une excellente qualité de service. C’est la même chose pour l’alimentaire : n’importe quel supermarché de Tokyo est presque équivalent à la Grande Epicerie de Paris, or ici, il n’y en a qu’une de ce niveau et les prix n’ont rien à voir avec le Monoprix du coin…
Le Japon, c’est donc le luxe au quotidien. Mais du coup, les palaces et autres lieux d’exceptions doivent sembler un peu fades aux Japonais, si habitués à un service hors pair ! D’ailleurs, leur idée du luxe n’est semble-t-il pas la même que la nôtre : pour faire leur bonheur, rien de tel qu’une chambre vide, avec des cloisons en papier de riz et un jardin de graviers bien ratissé… :-S
La SNCF devrait organiser un petit voyage d’étude au Japon, c’est ce que je me dis à chaque fois que je prends le train là-bas !
Je ne parle pas que du respect absolu des horaires, mais aussi de l’intérieur des trains. Comme vous pouvez le voir sur cette photo, l’allée centrale des wagons est bien plus large là-bas que chez nous : c’est beaucoup plus pratique pour circuler avec une grosse valise. Je me suis toujours étonné de l’étroitesse de l’allée dans les TGV en France…
Autre bonne idée : tous les sièges peuvent pivoter sur eux-mêmes pour toujours être dans le sens de la marche ! Alors que chez nous, la moitié de chaque wagon est à l’envers :-s.
Aussi, il y a une hôtesse qui passe dans les wagons pour proposer à boire et à manger, ce qui évite d’aller au wagon-restaurant. Enfin, le nom du prochain arrêt défile sur un écran, ce qui peut être bien pratique (vous pouvez l’apercevoir sur cette photo, au-dessus de la porte).
Ah oui, et puis il y a aussi autre chose, mais je doute que cela puisse s’exporter : comme vous pouvez le voir dans la petite vidéo ci-dessous, les hôtesses et contrôleurs saluent chaque wagon à chacun de leur passage ! C’est quand même un autre monde !
Hier, j’ai acheté de nouvelles lunettes, ma vue ayant baissé depuis quelque temps. L’expérience mérite d’être racontée tant elle est différente au Japon. J’étais dans une station de métro de Tokyo, je vois un modèle de lunettes qui me plait dans le corner d’un opticien, je l’essaye et je demande au vendeur s’il peut les adapter à ma vue. Aussitôt, il me fait asseoir et examine ma vue (je suis myope) avec une série de tests. Il me propose des verres correcteurs qui me conviennent, tout est ok. Je paye une somme ridicule (35 euros) et 20 minutes plus tard, je récupère mes lunettes à ma vue, de très bonne qualité, avec un étui en plus !
Ceux qui portent des lunettes parmi vous pourront faire la comparaison : chez nous, la même opération revient à prendre rendez-vous chez l’ophtalmo plusieurs jours à l’avance, à payer 60 euros pour s’entendre dire que notre vue a un peu baissé depuis la dernière fois puis à se rendre chez un opticien pour acheter des lunettes à prix d’or (minimum 150 euros pour des modèles basiques sans marque) qui ne vous seront livrées que plusieurs jours plus tard (sauf chez Grand Optical)…
La différence est si énorme en termes de temps et d’argent que c’est tout simplement incroyable. Vivement que des secteurs comme celui-ci soient libéralisés en France pour le bien du client. On est en plein dans ce que Attali préconise concernant les “rentes de situation” : les pharmacies ou les opticiens sont des métiers trop réglementés chez nous, il faut ouvrir le marché à la concurrence, rendre possible les investissements d’entreprises dans les pharmacies et autres pour faire baisser les prix. Et pourquoi doit-on aller payer un ophtalmo une fortune pour une chose aussi banale qu’une myopie ?
Le premier “Atelier” ouvert par Joel Robuchon, c’était celui de Tokyo (avant Paris, Londres, Las Vegas, New York et Hong-Kong).
J’y ai diné hier soir et vous recommande vivement d’en faire autant. Le concept est assez original et le même dans tous les “Atelier” du monde : une salle pas très grande mais totalement ouverte sur les cuisines, devant lesquelles on mange… au comptoir ! Au premier abord, cela parait étrange pour un deux étoiles Michelin mais pourtant c’est le cas et c’est très réussi.
Autre innovation : une très grande partie de la carte est disponible en petites portions, de sorte que chaque client puisse goûter trois ou quatre plats différents. Et pour une cuisine de ce niveau, il n’y a rien de mieux. Les plats y sont parfaitement réalisés et tous présentés de manière originale sans être alambiqués. Les produits sont bien entendu les meilleurs de leur catégorie et l’on prend plaisir à simplement redécouvrir l’aubergine ou l’asperge !
Du fait de ces petites portions, les prix sont très raisonnables pour un “deux macarons”. J’avais diné dans celui de Paris il y a quelques années mais la salle est moins agréable, plus sombre et plus petite. Cependant la cuisine y est de même niveau. A essayer d’urgence !
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