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Nouveaux livres

Mes deux nouveaux livres sont sortis chez Micro Application : il s’agit de MacBook, pour les utilisateurs de Mac portables et du Mode d’emploi complet de Mac OS X Snow Leopard. Le premier reprend une grand partie du contenu de Passez du PC au Mac (en ré-impression actuellement), auquel j’ai ajouté quelques parties spécifiques aux portables et retranché des parties relatives aux PC. Le deuxième s’adresse aux vrais débutants en informatique.

Je vais certainement préparer un autre titre pour le printemps prochain, avec l’aide de mon confrère Julien Guillot.

Stay tuned !

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Vers un monde sans pauvreté

YunusJe termine aujourd’hui “Vers un monde sans pauvreté” de Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix et fondateur de la banque Grameen. Excellent témoignage de celui qui a été surnommé “le banquier des pauvres”, à l’origine du concept même de micro-finance. Cet ancien professeur d’économie bengali raconte sa vie, son œuvre et c’est tout à fait passionnant.

Depuis son enfance dans une petite ville du Bangladesh jusqu’à ses conférences à l’ONU en passant par le développement de sa banque des pauvres en Afrique ou à Chicago, Yunus ne cesse d’être animé par une foi inébranlable en la nature humaine et la capacité des oubliés de ce monde à sortir de leur situation de détresse par le biais du crédit solidaire.

Très intéressant de prendre conscience des difficultés rencontrées par Yunus pour imposer sa vision originale de l’aide humanitaire, mais aussi celle d’une activité bancaire absolument opposée à celle qui prévaut dans les banques classiques.

Voici quelques aspects intéressants et originaux de son aventure :

- Il s’est résolu à ne prêter quasi exclusivement qu’à des femmes. Ainsi, il contourne l’emprise des hommes sur les femmes, notamment dans son pays d’origine, le Bangladesh, où la religion musulmane et le schéma rural classique de la société rendent toute initiative très compliquée (vraiment burlesque de lire les descriptions de Yunus parlant aux femmes de son village à travers une paroi de bois pour essayer de les convaincre de rejoindre Grameen…). Et il faut bien avouer que les femmes, ce n’est apparemment pas un cliché lorsqu’on lit ce livre, sont plus responsables et honnêtes que les hommes !

- Il prête sans aucune garantie de solvabilité. D’ailleurs, il prête aux plus pauvres parmi les plus pauvres, qui ne sont bien sûr pas solvables. Or, il obtient un taux de remboursement égal à 98 % en moyenne ! Il compare à de nombreuses reprises ce taux à celui des banques classiques du Bangladesh dans les années 70, de l’ordre de quelques dizaines de pourcents tout au plus. Jamais les banques classiques n’accepteraient de prêter à des clients aussi déshérités. Et ce n’est pas qu’une histoire d’assurance d’être remboursé, mais surtout de frais engagés pour prêter des sommes ridicules, ce qui rendrait l’opération déficitaire.

- L’organisation et le fonctionnement de sa banque Grameen suivent un modèle précis ainsi que des règles morales. Les employés sont recrutés très jeunes et formés par Grameen, avant toute autre expérience dans une autre banque. Ceux-ci doivent passer l’essentiel de leurs journées sur le terrain, à chercher de nouveaux déshérités à qui proposer des prêts solidaires. Ils doivent instaurer une relation de confiance avec leurs clients et sont investis d’une mission de développement et d’accompagnement de ces clients.

- La banque Grameen est détenue par ses clients, il n’y a pas d’autre actionnariat extérieur (à part le gouvernement du Bangladesh, à hauteur de quelques pourcents), ce qui renforce le principe solidaire et non intéressé de Yunus et de Grameen.

- Les taux d’intérêt vont de 20 à 40 % annuels. Ces taux peuvent sembler énormes, à première vue, à des occidentaux de notre genre. Cependant, il faut savoir que d’une part ces taux sont bien moindres que ceux pratiqués par les usuriers et prêteurs sur gages, monnaie courante dans le tiers monde, qui atteignent plutôt 10 à 20 % mensuels et parfois hebdomadaires (!), et d’autre part l’activité de micro-finance implique beaucoup d’employés, donc beaucoup de frais, pour des sommes plutôt basses, ce qui oblige Grameen à pratiquer de tels taux pour être rentable et continuer à exister et à se développer.

- Les pays occidentaux ont eu beaucoup de mal à accepter Grameen, puisqu’il s’agissait clairement d’un transfert de technologies (ou d’idées, de concept…) d’un pays pauvre du Sud vers l’occident riche et développé.

Je finis sur une citation de Yunus : “La qualité de vie d’une société ne devrait pas se mesurer au mode de vie des riches mais à celui de ceux qui sont au bas de l’échelle sociale”.

Lire la presse locale en voyage

Le journaliste et écrivain anglo-américain Bill Bryson le dit fort bien :

“Personnellement, je connais peu de choses aussi excitantes -en tout cas rien qu’on puisse faire dans un lieu public en buvant une tasse de café- que la lecture de la presse locale dans une région dont on ne sait pratiquement rien. Quel soulagement et quel confort de trouver une nation préoccupée de sujets n’ayant aucune conséquence sur votre propre vie ! J’adore lire ces histoires de scandales impliquant des ministres dont je n’ai jamais entendu parler, ces meurtres perpétrés dans des bourgades au nom poussiéreux, ces articles présentant des artistes et des écrivains dont la notoriété ne m’est pas parvenue mais dont on me garantit le talent.”

Voilà un point de vue que je partage totalement ! Je vous recommande la lecture de “Nos voisins du dessous“, dont est extrait ce passage. Je l’avais moi-même lu il y a quelques années mais je viens de le relire puisqu’il concerne l’Australie, un pays que je connais un peu maintenant, puisque c’était l’une des étapes de notre tour du monde.

Pourquoi je ne crois pas au Kindle DX

Malgré le succès impressionnant du Kindle premier du nom (10 % des ventes de livres aux US !), qui permet de télécharger et de lire des livres sans s’abîmer les yeux et sans avoir à traîner une remorque derrière soi, je crois beaucoup moins à celui du nouveau venu, le DX. Ce dernier, d’un format bien plus grand, est destiné à la lecture des journaux, en plus de celle des livres. Le NYT, le Washington Post et le Boston Globe ont signé un accord avec Amazon pour proposer un abonnement adapté.

Mais qui voudra d’un objet aussi grand ? Certes la course à la miniaturisation est plutôt finie (cf. téléphones portables, aujourd’hui plus volumineux qu’il y a quelques années) mais là, il s’agit d’un écran de 9 pouces, ce qui s’approche beaucoup de la taille d’un ordinateur portable. Or, où a-t-on besoin de lire un journal ou un livre sur un terminal électronique ? Dans un hôtel, un métro, un avion, bref en voyage. Dès lors, le modèle 6 pouces me semble bien plus adapté.

De plus, la technologie RSS permet depuis quelques années maintenant de consulter facilement, rapidement et gratuitement sur son téléphone portable (iPhone par ex.) d’excellentes sources d’infos, sites média tradi, purs players, blogs, etc. Quel est alors l’avantage concurrentiel de ce -trop- grand Kindle DX ?

Non, décidément, je crois que les livres et les journaux sont deux produits différents, que l’on “consomme” différemment et qui ont chacun besoin d’un support adapté et différent. Mais je peux me tromper, surtout quand je vois la maîtrise dont fait preuve Amazon dans son business

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L’affaire Madoff, par Amir Weitmann

Je viens de terminer “L’affaire Madoff“, d’Amir Weitmann et je vous en conseille la lecture. L’auteur a en fait donné la parole à une quinzaine de personnes, plus ou moins proches de Bernie, qui racontent leur rencontre et leur relation avec Madoff, ce “bon père de famille”, cet “investisseur à l’ancienne”, à la réussite incroyable.

Les anecdotes sont toutes intéressantes et peignent le portrait d’un homme aimé de tous, qui avait la confiance de tous. Le portrait d’un visionnaire aussi, à travers le témoignage d’un gestionnaire de fortune l’ayant rencontré pour la première fois le 11 septembre 2001 à 8h30 du matin, dans ses bureaux de Manhattan, lorsqu’il a décrit la situation avec froideur et précision alors que personne ne savait ce qui se passait ce matin-là.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, finalement, c’est que l’on ne parvient absolument pas à saisir la raison de cette gigantesque arnaque, cette pyramide de Ponzi. Madoff avait déjà fait fortune avec sa société de courtage (donc légalement), avant de lancer son faux Hedge Fund. Qu’est-ce qui l’a poussé à aller aussi loin ? Il dit avoir été entrainé dans une spirale en voulant cacher ses premières pertes, au début des années 90. Il est vraiment étonnant qu’un homme de sa trempe, ayant créé le Nasdaq et su amasser une telle fortune, n’ait pas pu s’arrêter à temps ! Serait-ce l’orgueil ? Pourtant, aucun des commentateurs du livre ne lui prête ce défaut… C’est à n’y rien comprendre.

En tout cas, c’est un livre intéressant sur un homme au parcours hors du commun et sur un milieu méconnu, vite écrit, vite lu, mais qui remplit bien sa mission : approfondir un peu le plus gros bluff de tous les temps, en nous faisant voyager de la Floride aux Hamptons en passant par la côte d’Azur et Gstaad.

A la fin, l’auteur évoque le système de retraites par répartition et pose la question de sa durée de vie, puisqu’il s’agit aussi d’une chaîne de Ponzi… et que toutes les chaînes de Ponzi finissent par s’écrouler un jour ou l’autre, faute d’une progression exponentielle et constante du nombre de nouveaux entrants !

Livres à lire

En ce moment, je me remets à lire. Alors je repère les titres qui m’intéressent :

- Énigmatique Japon, écrit par un anthropologue, a l’air pas mal du tout. A acheter.
- Mégapolis semble être une errance permanente dans les plus grandes villes de cette planète. A acheter.
- Les juifs, le monde et l’argent, de Attali. A finir.
- Le nouveau rapport de la CIA, de Adler. A finir. Un peu décevant pour l’instant.
- Les tactiques de Chronos, de Klein. A relire.

Que me conseillez-vous de votre côté ?

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Pub on-line : le secteur reste confiant

L’EBG a lancé un baromètre de l’économie numérique en interrogeant des annonceurs, des médias et des agences et en livrant les résultats sur son site, sur lequel vous trouverez aussi le livre “Internet Marketing”, sorte de bible de la communication web.

60 campagnes web y sont analysées : objectifs de la campagne, concept, dispositif, résultats… Tout y passe et c’est très instructif, tant en termes créatifs purs qu’en termes de retour sur investissement.

La deuxième partie du livre est une compilation d’infos poussées sur les tendances et les pratiques du secteur : pourquoi créer un Blog d’entreprise, l’évolution des formats publicitaires online, réussir son référencement naturel, etc.

Je vous conseille donc l’achat de ce livre si vous vous intéressez de près ou de loin à la communication sur le web.

Et pour en revenir aux résultats de l’étude de l’EBG, voici quelques chiffres-clés :

- 81 % des annonceurs ont répondu qu’ils allaient augmenter leur budget maketing web en 2009;
- les agences confirment : 20 agences sur 22 évoquent une augmentation des budgets Internet;
- la part des investissements ROI (affiliation, search, emailing) devrait représenter 63 %; en 2009;
- 16 annonceurs ont déclaré qu’ils disposeraient d’un budget marketing mobile, deux annonceurs notamment déclarent qu’ils feront passer le mobile de 0% du budget marketing Internet en 2008 à 10% en 2009.

En conclusion, la crise affectera certainement le web, mais les investissements marketing online devraient continuer de croitre l’an prochain. Et le marketing mobile devrait se développer fortement d’ici 2012, année où la moitié des Nokia seront équipés d’une puce GPS, dixit le PDG finlandais Olli-Pekka Kallasvuo.

Un guide pas comme les autres

Hachette vient d’éditer un guide parisien que je trouve innovant et bien vu (pourtant Dieu sait si le secteur est encombré !). Il s’agit de passer Des journées pas comme les autres.

Au programme : une journée des bulles, une journée pousse-pousse, une journée île de beauté ou encore sucrée-salée. Il y en a des dizaines comme cela, classées par catégorie.

Et le résultat est original et amusant : ainsi la journée Poncho vous fait découvrir la boutique d’Amérique Latine, une serre mexicaine et un restaurant osé qui propose de la dinde au chocolat ! Vous avez aussi la journée Royale, qui vous invite à visiter la basilique Saint-Denis et les jardins du Palais Royal, à apprendre les secrets des arts de la table dans le 7ème et à s’offrir un soin de Reine au Renaissens Spa.

Les recommandations sortent un peu de l’ordinaire même si l’on y trouve aussi les grands classiques parisiens. Je vous le recommande en tout cas !

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Humeurs gourmandes : la photo de cuisine comme Art

J’étais hier soir à un vernissage un peu particulier : celui du livre de cuisine “Humeurs Gourmandes”, de Bruno Viala,  Frédéric Nauzyciel & Garlone Bardel ! Il s’agit en fait de l’expo des photos du livre, qui sont originales et très esthétiques.

Elles ont la particularité de ne pas mettre le plat totalement dans la lumière, disons plutôt que la recette n’est pas forcément le sujet principal des photos. Les plats sont en effet accompagnés de petits bonshommes de plastique, d’un véritable lapin vivant ou d’autres objets inattendus.

Tout cela donne un certain relief aux clichés et dynamise le livre, dont les recettes (que nous avons pu goûter lors du vernissage) se révèlent inventives et intéressantes. J’ai notamment été très séduit par la “Tartiflette à boire”, qui m’a transporté instantanément dans un chalet suisse !

Je vous recommande ce véritable “beau livre” !

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Bill Bryson, pour connaitre les Etats-Unis de l’intérieur

En ces temps de campagne électorale américaine, il est bon de se pencher un peu sur les Etats-Unis profonds. Pour cela, je vous recommande la lecture des excellents livres de Bill Bryson : Motel Blues, American Rigolos et Nos voisins du dessous.

Ce qui est intéressant dans les livres de Bill Bryson, c’est son point de vue de mi-américain, mi-anglais sur l’intérieur du pays, les USA profonds (Motel Blues), ses anecdotes parfois hilarantes et toujours très bien racontées, sur la vie quotidienne aux USA (American rigolos : Chroniques d’un grand pays), mais aussi ses chroniques australiennes, tout aussi drôles (Nos voisins du dessous : Chroniques australiennes). Le Monsieur est en fait journaliste et a passé de nombreuses années entre les USA et l’Angleterre, comme correspondant.

Je les ai lus tous les trois il y a quelques années et je me souviens de quelques anecdotes rigolotes, comme le jour où Bill avait invité ses voisins immédiats à venir dîner chez lui et qu’ils étaient venus… en voiture :-)

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