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Articles taggués ‘médias’

Les 5 types de sites éditoriaux qui se dessinent

Il n’y aura finalement pas de “modèle” de monétisation des sites éditoriaux et du contenu sur le Web, mais bien plusieurs types qui cohabiteront (et cohabitent déjà) :

1 – Le contenu totalement gratuit, financé exclusivement par la pub (CPM, CPC et autres), qui concerne uniquement les portails et sites à très gros trafic et surtout les N°1 de leur catégorie.
2 – Le contenu payant à haute valeur ajoutée, type newsletters B2B, le Monde Diplomatique, le Wall Street Journal…
3 – Le contenu accessible uniquement aux abonnés au magazine ou journal papier correspondant, qui concerne donc seulement les bi-média.
4 – Le contenu mi-gratuit, mi-payant, comme sur lesechos.fr : les news courantes sont gratuites, les analyses et articles de fond sont payants.
5 – Le contenu totalement gratuit sur les Blogs et les sites à petite et moyenne audience, financé par l’addition de plusieurs modes de rémunération : pub classique + billets sponsorisés + revente de contenu à des portails et agrégateurs + services payants + sponsoring de marques + rémunération indirecte via des activités connexes, découlant du site devenu vitrine : conférences, livres, conseil, piges…

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Je suis pour la licence globale pour la presse en ligne !

A l’image de la licence globale destinée à rémunérer les artistes piratés, Laurent Joffrin, de Libération, propose une licence globale pour la presse, donc quelques euros payés chaque mois à votre fournisseur d’accès à Internet, en plus des 30 dévolus à l’accès pur au réseau, pour financer les rédactions, les journaux, les magazines, bref, l’info en ligne.

Je trouve que c’est une bonne idée, même si les critiques de la licence globale première du nom s’appliquent aussi ici : ceux qui ne consultent pas la presse en ligne paieraient pour rien… Mais finalement, n’est ce pas le même système pour la télé ? Celui qui achète un téléviseur est -théoriquement- contraint à payer la redevance, même s’il ne regarde pas les chaines publiques…

Je le dis donc clairement : je suis pour une licence globale pour la presse en ligne. Voilà la source de revenus constante et importante dont ont besoin les médias web !

Encore un quotidien qui ferme aux Etats-Unis

Le Rocky Mountain News, l’un des deux quotidiens de Denver, Colorado, arrête définitivement ses rotatives aujourd’hui. Déficitaire, le quotidien, vieux de 150 ans, avait été proposé à la vente pendant un mois, sans qu’aucun acquéreur sérieux ne se fasse connaitre.

C’est une victime de plus de la crise économique, mais aussi de celle qui frappe les médias et en particulier la presse écrite, depuis maintenant 10 ans. Contrairement au Christian Science Monitor, le Rocky n’a pas opté pour la poursuite de ses activités uniquement sur le web.

Les tarifs publicitaires en vigueur en ligne ne permettent en effet pas toujours de conserver de telles équipes, comme le rappelle ici Benoit Raphaël, à partir d’une démonstration de Frederic Filloux.

En revanche, de belles initiatives de Pure Players existent et certaines ont démontré leur capacité à être rentables et/ou à intéresser des investisseurs, la plus connue étant Huffington Post. Mais il y en a bien d’autres, voyez cette liste des 25 blogs les mieux valorisés en termes financiers.

Pub on-line : le secteur reste confiant

L’EBG a lancé un baromètre de l’économie numérique en interrogeant des annonceurs, des médias et des agences et en livrant les résultats sur son site, sur lequel vous trouverez aussi le livre “Internet Marketing”, sorte de bible de la communication web.

60 campagnes web y sont analysées : objectifs de la campagne, concept, dispositif, résultats… Tout y passe et c’est très instructif, tant en termes créatifs purs qu’en termes de retour sur investissement.

La deuxième partie du livre est une compilation d’infos poussées sur les tendances et les pratiques du secteur : pourquoi créer un Blog d’entreprise, l’évolution des formats publicitaires online, réussir son référencement naturel, etc.

Je vous conseille donc l’achat de ce livre si vous vous intéressez de près ou de loin à la communication sur le web.

Et pour en revenir aux résultats de l’étude de l’EBG, voici quelques chiffres-clés :

- 81 % des annonceurs ont répondu qu’ils allaient augmenter leur budget maketing web en 2009;
- les agences confirment : 20 agences sur 22 évoquent une augmentation des budgets Internet;
- la part des investissements ROI (affiliation, search, emailing) devrait représenter 63 %; en 2009;
- 16 annonceurs ont déclaré qu’ils disposeraient d’un budget marketing mobile, deux annonceurs notamment déclarent qu’ils feront passer le mobile de 0% du budget marketing Internet en 2008 à 10% en 2009.

En conclusion, la crise affectera certainement le web, mais les investissements marketing online devraient continuer de croitre l’an prochain. Et le marketing mobile devrait se développer fortement d’ici 2012, année où la moitié des Nokia seront équipés d’une puce GPS, dixit le PDG finlandais Olli-Pekka Kallasvuo.

Twitter & l’actualité chaude

Twitter fait encore parler de lui sur le web à l’occasion des attentats de Bombay. Ouriel, de Techcrunch, note que “les premiers témoignages sont apparus sur Twitter en temps réel et au cœur du drame“. Laurent Suply, du Figaro et du blog “suivez le geek”, raconte sa veille à la rédaction du Figaro, “un troisième oeil branché sur Twitter”.

Toujours sur le Figaro, mais cette fois-ci côté site officiel, j’ai été surpris de découvrir un traitement très “nouveau web” des événements : diaporamas, interviews audio, articles, mais aussi carte Google Maps des attaques, lien vers les réactions des internautes en direct sur Twitter et liens vers les blogs des journalistes du Figaro.

Comme quoi, les médias traditionnels ne sont pas tant à la ramasse que cela, comme on peut l’entendre çà et là. Le bi-média, voire le tri-média, a de l’avenir devant lui…

P.S. : à noter, aussi, ce billet de Françis Pisani sur l’utilisation de Twitter en entreprise.

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Les excellents Web-reportages fleurissent

Les possibilités du web commencent enfin à être exploitées à fond par les médias, grâce à ces nouveaux concepts de web-reportages, des immersions interactives dans de grandes enquêtes d’actualité. Le Monde a mis aujourd’hui en ligne un Voyage au bout du charbon qui n’a rien à voir avec Bienvenue chez les Ch’tis puisqu’il s’agit d’une enquête sur les conditions de vie des mineurs chinois.

C’est un peu le concept du “livre dont vous êtes le héros” appliqué au reportage mutimédia. Vous incarnez un journaliste et vous décidez d’aller interroger telle ou telle personne, de prendre le train pour une région particulière ou une autre, etc. L’ambiance est retranscrite grâce à des photos, des vidéos et surtout des sons, captés sur place.

Ce n’est pas la première expérience de ce genre. Geo Magazine avait également mis en ligne cet été un web-reportage intitulé la Nouvelle-Orléans, 3 ans après Katrina, dont la réalisation est particulièrement soignée, même s’il n’offre pas le degré d’interaction du Voyage au bout du charbon.

Il y a aussi Gaza / Sderot, proposé par Arte, magnifique reportage vidéo sur le conflit israelo-palestinien centré sur Gaza et Sderot.

Ce nouveau genre de reportage innovant, esthétique et intéressant est une très bonne chose. Cependant, y a-t-il moyen de monétiser ce genre de production et de quelle manière ? On imagine mal des bandeaux Google affreux ni même des coupures de pubs vidéo. Alors quid ? Faut-il que cela reste des initiatives ponctuelles et subventionnées par des organismes publics ? En tout cas, on imagine bien le concept décliné sur des secteurs plus attractifs pour les annonceurs, comme le tourisme, le luxe, l’alimentaire…

Reportage impressionnant sur les paparazzis

J’ai vu hier soir un reportage d’Enquête Exclusive (qui fait souvent de très bons reportages : je me rappelle notamment d’une immersion en Corée du Nord il y a quelques années, très rare et intéressante) à propos du business et des méthodes des paparazzis à Los Angeles.

Je vous conseille de le voir (sur M6 Replay par exemple), rien que pour vous rendre compte de l’ampleur du phénomène aux USA, du ridicule de certaines situations et aussi de la qualité de la législation française quant au droit à l’image et au respect de la vie privée.

On y voit en effet des stars comme Britney Spears ou Ashley Olsen se faire littéralement traquer au moindre pas effectué en dehors de leur domicile. C’est tout simplement terrifiant de les voir se rendre dans un magasin ou un salon de coiffure entourées de dizaines de paparazzis armés d’appareils photo et de caméras, les suivant absolument en permanence. Dans le cas de Britney, ce sont plusieurs voitures qui sont garées jour et nuit devant son portail et qui la prennent en chasse dès qu’elle sort de sa résidence !

Les reporters d’Enquête Exclusive ont pu suivre plusieurs paparazzis pendant quelques mois mais aussi interviewer les dirigeants de deux agences spécialisées dans les photos volées de stars, dont l’un est un Français. Ce qui est un cauchemar pour certains est un business lucratif pour d’autres…

Mais ce qui frappe surtout dans le reportage, c’est que les photos ou les quelques bribes de parole arrachées aux stars sont dans la majorité des cas totalement inintéressantes et que pourtant ces “informations” se vendent très bien !

Une émission radio d’une très grande qualité

Si vous ne connaissez pas l’émission de Jacques Pradel sur Europe 1, allumez votre radio le matin à 9 heures 30 et écoutez ! Vous ne pourrez qu’être séduit ! Il s’agit d’une émission d’une heure et demie (oui il faut avoir le temps) à propos… de tout et de rien !

Pas de sujet prédéfini mais toujours un ou plusieurs invités, spécialistes d’un domaine particulier, avec qui Pradel discute librement pendant tout l’émission. Et comme il a l’art de poser les bonnes questions, de mettre les gens en confiance, de prendre son temps et d’écouter son interlocuteur, ses émissions sont très agréables à écouter. Même si, a priori, un sujet ne vous intéresse pas, commencez à écouter et vous verrez que vous trouverez cela passionnant.

La qualité des invités est toujours impressionnante, et ceci combiné à la voix chaleureuse de Pradel et à la bonne humeur ambiante, fait que l’émission est un régal. Vous pouvez télécharger les émissions sur le site d’Europe 1 et même vous y abonner sous forme de Podcast, pour l’écouter en voyages ou dans le métro, grâce à votre iPod !

J’ai tendance à vouloir acheter les livres dont il question dans les émissions quasiment à chaque fois :-)

Le site iPhone de Libération : bien, mais peut mieux faire !

Je consulte assez régulièrement -surtout en déplacement- le site de Libé Expresso, développé spécialement pour l’iPhone, qui est plutôt bien fait, puisqu’il charge tout son contenu une fois pour toutes et vous pouvez le consulter même si vous ne captez plus : pratique dans le train par exemple.

Mais ce qui est un peu illogique, c’est d’y intégrer des articles contenant des vidéos en Flash, alors même que l’iPhone ne peut pas les lire ! Pourquoi ne pas les convertir en m4v ? Dommage car pour le reste, l’interface a été bien pensée…

Ce problème sera peut-être réglé vendredi, avec la sortie de l’App Store, la plateforme de téléchargement légale d’applications pour iPhone & iPhone 3G, via laquelle Adobe proposera peut-être un lecteur Flash. Wait & see !

Web & presse écrite : deux médias très différents

Cela fait plusieurs années maintenant que la presse écrite est en crise, notamment à cause du web. La gratuité de l’info semble avoir été assimilée par les jeunes générations comme quelque chose de normal.

Dès lors, presque tous les journaux et magazines ont développé un ou plusieurs sites web ces derniers temps, avec plus ou moins de succès. Mais le problème que rencontrent beaucoup de ces sites web, c’est celui de la non-adaptation du fond au support. Je m’explique. Si les journalistes de presse écrite ont pour la plupart compris et assimilé que le support web nécessite un changement dans la forme des articles (plus courts, plus découpés, plus aérés, plus illustrés et plus interactifs), une majorité d’entre eux se refuse encore à voir la vérité en face en ce qui concerne le fond : lui aussi doit être différent !

C’est une chose que les journalistes de la “vieille école” ont beaucoup de mal à comprendre et à accepter. Pourtant, la télévision, par exemple, est bien différente de la presse écrite sur le fond et la forme. Pourquoi le web ne le serait-il pas ?

Les nombreux problèmes actuels dans les grands groupes de presse comme dans les petites PME découlent à mon sens de cela. Ceux qui ont compris que le web est un support totalement différent du papier, sur lequel il ne suffit pas de transposer des articles issus du magazine et de rajouter éventuellement quelques vidéos, sont les grand gagnants.

Il est clair qu’il faut être plus proche de l’internaute, le faire participer à la rédaction, aux événements, à la vie du site, être très réactif, proposer des sujets extrêmement “pratiques” mais aussi exploiter à fond les possibilités graphiques et multimédia, et surtout, accepter le fait que l’on peut se tromper, ou que notre opinion n’est pas partagée, chose que les journalistes de presse écrite ont tendance à ne pas faire…

A ce propos, je vous conseille de lire ce billet de l’un des fondateurs de Rue89, qui explique pourquoi il s’est désengagé du projet : cela va dans le sens de ce que je raconte ci-dessus.

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