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Articles taggués ‘presse’

Monocle magazine

Do you know about Monocle ? Not this ancient kind of glasses but the magazine I mean. Since 2007, Monocle has published about 10 issues per year, in English, for a circulation of about 150,000 according to Wikipedia. I had never heard about Monocle until a Dutch friend lend me an issue.

How different it is ! And high-quality topics, articles, photos, paper… Yes it’s expensive (11 euros) but it worth it ! Monocle is the epitome of the modern high-end magazine : not luxury-focused but talking about great quality products or services, totally open to the world (really a global magazine) in terms of business, arts, design, ideas…

And the tone fits perfectly well with a “Citizen of the world” audience : writers refers often to well-know places for expats or frequent travellers, but it is not only about leisure places : you can read about the proper way of doing business with Taiwanese people or about a new biscuit brand in Rio.

This really is a perfect mix of business, lifestyle, environement, travelling and ideas at large. In these times of digitazing the whole press whithout thinking about solid business models, Monocle is a very good example of people going against the tide, but doing it smartly and -I hope- with success : when one subscribes for 6 months or 1 year, he gets full access to the online archives, which are rich and well-thought for the Web.

 

N.B. : This blog will be in English now (and sometimes translated into French) for me to improve my English and to internationalize my audience !

Les 5 types de sites éditoriaux qui se dessinent

Il n’y aura finalement pas de “modèle” de monétisation des sites éditoriaux et du contenu sur le Web, mais bien plusieurs types qui cohabiteront (et cohabitent déjà) :

1 – Le contenu totalement gratuit, financé exclusivement par la pub (CPM, CPC et autres), qui concerne uniquement les portails et sites à très gros trafic et surtout les N°1 de leur catégorie.
2 – Le contenu payant à haute valeur ajoutée, type newsletters B2B, le Monde Diplomatique, le Wall Street Journal…
3 – Le contenu accessible uniquement aux abonnés au magazine ou journal papier correspondant, qui concerne donc seulement les bi-média.
4 – Le contenu mi-gratuit, mi-payant, comme sur lesechos.fr : les news courantes sont gratuites, les analyses et articles de fond sont payants.
5 – Le contenu totalement gratuit sur les Blogs et les sites à petite et moyenne audience, financé par l’addition de plusieurs modes de rémunération : pub classique + billets sponsorisés + revente de contenu à des portails et agrégateurs + services payants + sponsoring de marques + rémunération indirecte via des activités connexes, découlant du site devenu vitrine : conférences, livres, conseil, piges…

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Je suis pour la licence globale pour la presse en ligne !

A l’image de la licence globale destinée à rémunérer les artistes piratés, Laurent Joffrin, de Libération, propose une licence globale pour la presse, donc quelques euros payés chaque mois à votre fournisseur d’accès à Internet, en plus des 30 dévolus à l’accès pur au réseau, pour financer les rédactions, les journaux, les magazines, bref, l’info en ligne.

Je trouve que c’est une bonne idée, même si les critiques de la licence globale première du nom s’appliquent aussi ici : ceux qui ne consultent pas la presse en ligne paieraient pour rien… Mais finalement, n’est ce pas le même système pour la télé ? Celui qui achète un téléviseur est -théoriquement- contraint à payer la redevance, même s’il ne regarde pas les chaines publiques…

Je le dis donc clairement : je suis pour une licence globale pour la presse en ligne. Voilà la source de revenus constante et importante dont ont besoin les médias web !

Lire la presse locale en voyage

Le journaliste et écrivain anglo-américain Bill Bryson le dit fort bien :

“Personnellement, je connais peu de choses aussi excitantes -en tout cas rien qu’on puisse faire dans un lieu public en buvant une tasse de café- que la lecture de la presse locale dans une région dont on ne sait pratiquement rien. Quel soulagement et quel confort de trouver une nation préoccupée de sujets n’ayant aucune conséquence sur votre propre vie ! J’adore lire ces histoires de scandales impliquant des ministres dont je n’ai jamais entendu parler, ces meurtres perpétrés dans des bourgades au nom poussiéreux, ces articles présentant des artistes et des écrivains dont la notoriété ne m’est pas parvenue mais dont on me garantit le talent.”

Voilà un point de vue que je partage totalement ! Je vous recommande la lecture de “Nos voisins du dessous“, dont est extrait ce passage. Je l’avais moi-même lu il y a quelques années mais je viens de le relire puisqu’il concerne l’Australie, un pays que je connais un peu maintenant, puisque c’était l’une des étapes de notre tour du monde.

Encore un quotidien qui ferme aux Etats-Unis

Le Rocky Mountain News, l’un des deux quotidiens de Denver, Colorado, arrête définitivement ses rotatives aujourd’hui. Déficitaire, le quotidien, vieux de 150 ans, avait été proposé à la vente pendant un mois, sans qu’aucun acquéreur sérieux ne se fasse connaitre.

C’est une victime de plus de la crise économique, mais aussi de celle qui frappe les médias et en particulier la presse écrite, depuis maintenant 10 ans. Contrairement au Christian Science Monitor, le Rocky n’a pas opté pour la poursuite de ses activités uniquement sur le web.

Les tarifs publicitaires en vigueur en ligne ne permettent en effet pas toujours de conserver de telles équipes, comme le rappelle ici Benoit Raphaël, à partir d’une démonstration de Frederic Filloux.

En revanche, de belles initiatives de Pure Players existent et certaines ont démontré leur capacité à être rentables et/ou à intéresser des investisseurs, la plus connue étant Huffington Post. Mais il y en a bien d’autres, voyez cette liste des 25 blogs les mieux valorisés en termes financiers.

Le site iPhone de Libération : bien, mais peut mieux faire !

Je consulte assez régulièrement -surtout en déplacement- le site de Libé Expresso, développé spécialement pour l’iPhone, qui est plutôt bien fait, puisqu’il charge tout son contenu une fois pour toutes et vous pouvez le consulter même si vous ne captez plus : pratique dans le train par exemple.

Mais ce qui est un peu illogique, c’est d’y intégrer des articles contenant des vidéos en Flash, alors même que l’iPhone ne peut pas les lire ! Pourquoi ne pas les convertir en m4v ? Dommage car pour le reste, l’interface a été bien pensée…

Ce problème sera peut-être réglé vendredi, avec la sortie de l’App Store, la plateforme de téléchargement légale d’applications pour iPhone & iPhone 3G, via laquelle Adobe proposera peut-être un lecteur Flash. Wait & see !

Web & presse écrite : deux médias très différents

Cela fait plusieurs années maintenant que la presse écrite est en crise, notamment à cause du web. La gratuité de l’info semble avoir été assimilée par les jeunes générations comme quelque chose de normal.

Dès lors, presque tous les journaux et magazines ont développé un ou plusieurs sites web ces derniers temps, avec plus ou moins de succès. Mais le problème que rencontrent beaucoup de ces sites web, c’est celui de la non-adaptation du fond au support. Je m’explique. Si les journalistes de presse écrite ont pour la plupart compris et assimilé que le support web nécessite un changement dans la forme des articles (plus courts, plus découpés, plus aérés, plus illustrés et plus interactifs), une majorité d’entre eux se refuse encore à voir la vérité en face en ce qui concerne le fond : lui aussi doit être différent !

C’est une chose que les journalistes de la “vieille école” ont beaucoup de mal à comprendre et à accepter. Pourtant, la télévision, par exemple, est bien différente de la presse écrite sur le fond et la forme. Pourquoi le web ne le serait-il pas ?

Les nombreux problèmes actuels dans les grands groupes de presse comme dans les petites PME découlent à mon sens de cela. Ceux qui ont compris que le web est un support totalement différent du papier, sur lequel il ne suffit pas de transposer des articles issus du magazine et de rajouter éventuellement quelques vidéos, sont les grand gagnants.

Il est clair qu’il faut être plus proche de l’internaute, le faire participer à la rédaction, aux événements, à la vie du site, être très réactif, proposer des sujets extrêmement “pratiques” mais aussi exploiter à fond les possibilités graphiques et multimédia, et surtout, accepter le fait que l’on peut se tromper, ou que notre opinion n’est pas partagée, chose que les journalistes de presse écrite ont tendance à ne pas faire…

A ce propos, je vous conseille de lire ce billet de l’un des fondateurs de Rue89, qui explique pourquoi il s’est désengagé du projet : cela va dans le sens de ce que je raconte ci-dessus.

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En bien ou en mal, du moment qu’on en parle !

Je discutais ce matin avec mon banquier (Société Générale) des conséquences de l’affaire Kerviel sur leur clientèle. Figurez-vous qu’ils ont gagné des clients depuis cette affaire !

Chose assez hallucinante mais logique d’un autre côté et ce pour plusieurs raisons. D’abord, la banque a survécu à 7 milliards de pertes (5 de Kerviel et 2 des Subprimes) et dégage toujours du bénéf malgré cela, ce qui peut rassurer les gros clients sur la solidité des reins de la SocGen. Ensuite, l’affaire a fait grand bruit, la presse a donc beaucoup parlé de la Société Générale et même si c’est “en mal”, sa sur-médiatisation lui est quelque peu bénéfique !

C’est une chose que j’ai pu remarquer de très nombreuses fois dans le milieu dans lequel j’évolue (la presse) : parler, en bien ou en mal, d’un produit ou d’une société, est presque toujours bénéfique à ce produit ou cette société ! A tel point que certaines publications, submergées par une quantité astronomique d’informations, décident tout simplement de ne pas parler d’un produit qu’elles jugent médiocre ou mauvais plutôt que d’en parler en mal…

Drôle d’époque :-)