J’ai créé le groupe “Franponais” il y a quelques mois sur Flickr et il se remplit lentement mais sûrement. Pour ceux qui ne le savent pas, le Franponais, c’est le nom donné à ces inscriptions en Français approximatif, que l’on trouve au Japon, sur les menus, les devantures de restaurants, les enseignes de boutiques, etc.
Je n’avais pas mon appareil photo ce jour-là, mais je me souviens de l’intitulé d’un plat dans un restaurant à Hokkaido : “le Fole Glass”… Il fallait comprendre le Foie Gras (en Japonais le “R” se prononce “L”, ils ont donc tendance à confondre les deux).
L’auteur de la photo ci-dessus est Alexandre Courbot, dont je vous recommande vivement la lecture du blog “Japan through blue eyes”.
Je ne résiste pas à l’envie de partager cette vidéo, dans laquelle on voit un serveur japonais dessiner ou sculpter un lapin dans la crème du café qu’il va servir. Cela illustre bien, je trouve, la qualité du service japonais et l’amour du travail bien fait qui règne là-bas.
Vous connaissez tous les distributeurs de boissons. Mais avez-vous déjà vu ceux de Tokyo ? Il sont en effet très particuliers, exhibant toutes leurs cannettes et leurs bouteilles (très différentes de chez nous) bien alignées, avec un choix démentiel.
Il y en pour tous les goûts (thé vert, Yuzu, Soda plus classique, eaux…) et on y trouve des boissons fraiches et chaudes. Mais surtout, surtout, il y en absolument partout ! C’est le pays qui en compte le plus au monde, très largement devant les autres : il y a une machine pour 23 habitants dans tout le Japon, et la proportion doit être encore plus grande dans Tokyo.
Il est fréquent d’en voir deux, trois, quatre ou plus, côte à côte, impeccables, lumineux et accompagnés de leur petite poubelle pour recycler les cannettes. Certaines affichent même des publicités ! Les Vending-Machine font vraiment partie du paysage urbain de Tokyo, si particulier.
1 – Ouvrir le dimanche
2 – Accueillir poliment les clients
3 – Nettoyer le sol plusieurs fois par jour
4 – Utiliser des ampoules “éclairage naturel”
5 – Faire livrer les articles à domicile
6 – Mettre plusieurs caisses à chaque étage
7 – Mettre à disposition des appareils pour emballer les parapluies mouillés à l’entrée
8 – Recouvrir les sachets de “cellophane” lorsqu’il pleut
9 – Proposer le paiement par téléphone portable ou carte Suica
10 – Faire en permanences des opérations “goûtez ce nouveau produit” ou “essayez cette nouvelle caméra”
Voilà maintenant quatre ans que ma garde-robe est constituée d’une grande part de vêtements japonais, plus précisément achetés chez Uniqlo. C’est une marque japonaise récente qui possède désormais des dizaines de magasins à Tokyo (dont un “Flagship” à Ginza) mais aussi, depuis peu, à NY, Londres, Paris, HK… Les vêtements y sont, comme chez Zara, renouvelés sans cesse, et vendus très peu chers, malgré une qualité et une diversité de tissus et de créateurs assez hallucinante. Ne manquez pas d’aller y faire un tour au Japon. En France, hélas, le seul magasin Uniqlo est installé à La Défense et pratique des prix deux à trois fois supérieurs à ceux des magasins tokyoïtes. Et il y a 10 fois moins de choix. Heureusement, un grand magasin Uniqlo doit ouvrir rue Scribe l’année prochaine !
Tokyo est la ville la plus hétérogène, architecturalement parlant, que je connaisse. Dans une même rue, vous pouvez trouver une maison traditionnelle en bois, un building de verre et d’acier, une imitation de maison normande et un délire de riche excentrique ou d’architecte. C’est étonnant au premier abord pour un Européen mais c’est l’une des facettes de cette ville que j’adore. Paris est magnifique mais son homogénéité architecturale est parfois lassante. J’ai regroupé ici quelques photos de constructions “typiquement” tokyoïtes.
Au Japon, il n’ a pas que des Sushis, (très) loin de là. L’un de mes plats préférés s’appelle le Tonkatsu : il s’agit de morceaux de filet de porc panés accompagnés d’une sauce particulière, quelque peu sucrée et au Sésame et de fines lamelles de chou blanc au Yuzu (citron japonais). C’est réellement délicieux et vous en mangerez d’excellents à Tokyo dans l’un des établissements de la chaîne Katsu- Kura (il y en a notamment un au 14ème étage du Takeshiyama de Shinjuku). On en trouve aussi à Paris, chez Takara, rue Moliere. Même s’ils ne sont pas aussi bons, allez-y pour goûter !
Connaissez-vous cette langue étrange qu’est le Franponais ? Il s’agit en fait du nom donné aux inscriptions en mauvais Français que l’on trouve dans les boutiques et restaurants au Japon. C’est souvent très drôle car cela ne veut strictement rien dire en Français mais les Japonais trouvent ces lettres et ces mots très chics et n’hésitent pas à en disséminer partout ! Il existe plusieurs sites et blogs consacrés au Franponais, comme celui-ci ou encore celui-là. J’ai moi-même créé le groupe “Le Franponais” ce week-end sur Flickr !
Hier après-midi, en me baladant au Bon Marché, je me suis rendu compte que pour obtenir le même niveau de prestations en France qu’au Japon, il faut se rendre dans des magasins de luxe. Alors que là-bas, vous trouvez le niveau de service, de propreté et de prévenance d’un lieu comme le Bon Marché à chaque coin de rue et même dans les gares (cette photo est prise dans le métro) !
C’est assez frappant et c’est dommage qu’il en soit ainsi chez nous car seule une certaine catégorie de la population a accès à une excellente qualité de service. C’est la même chose pour l’alimentaire : n’importe quel supermarché de Tokyo est presque équivalent à la Grande Epicerie de Paris, or ici, il n’y en a qu’une de ce niveau et les prix n’ont rien à voir avec le Monoprix du coin…
Le Japon, c’est donc le luxe au quotidien. Mais du coup, les palaces et autres lieux d’exceptions doivent sembler un peu fades aux Japonais, si habitués à un service hors pair ! D’ailleurs, leur idée du luxe n’est semble-t-il pas la même que la nôtre : pour faire leur bonheur, rien de tel qu’une chambre vide, avec des cloisons en papier de riz et un jardin de graviers bien ratissé… :-S
Hier, j’ai acheté de nouvelles lunettes, ma vue ayant baissé depuis quelque temps. L’expérience mérite d’être racontée tant elle est différente au Japon. J’étais dans une station de métro de Tokyo, je vois un modèle de lunettes qui me plait dans le corner d’un opticien, je l’essaye et je demande au vendeur s’il peut les adapter à ma vue. Aussitôt, il me fait asseoir et examine ma vue (je suis myope) avec une série de tests. Il me propose des verres correcteurs qui me conviennent, tout est ok. Je paye une somme ridicule (35 euros) et 20 minutes plus tard, je récupère mes lunettes à ma vue, de très bonne qualité, avec un étui en plus !
Ceux qui portent des lunettes parmi vous pourront faire la comparaison : chez nous, la même opération revient à prendre rendez-vous chez l’ophtalmo plusieurs jours à l’avance, à payer 60 euros pour s’entendre dire que notre vue a un peu baissé depuis la dernière fois puis à se rendre chez un opticien pour acheter des lunettes à prix d’or (minimum 150 euros pour des modèles basiques sans marque) qui ne vous seront livrées que plusieurs jours plus tard (sauf chez Grand Optical)…
La différence est si énorme en termes de temps et d’argent que c’est tout simplement incroyable. Vivement que des secteurs comme celui-ci soient libéralisés en France pour le bien du client. On est en plein dans ce que Attali préconise concernant les “rentes de situation” : les pharmacies ou les opticiens sont des métiers trop réglementés chez nous, il faut ouvrir le marché à la concurrence, rendre possible les investissements d’entreprises dans les pharmacies et autres pour faire baisser les prix. Et pourquoi doit-on aller payer un ophtalmo une fortune pour une chose aussi banale qu’une myopie ?
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